• temps d'orage

    orage.jpg

    essai sur mon nouveau bloc papier aquarelle

  • Nous voilà trois

    Sur les Skynetblog à essayer de faire partager notre pratique et notre passion de la gravure.

    dyn005_original_587_353_jpeg_2557086_9a64239f88e636a1d1667cddc686fdd7.jpg

    Bienvenue à Agnelle

    http://agnelle.skynetblogs.be/

    et le blog d'Elisa m'inspire toujours autant

    http://artelisabeth-dess-grav-aqua.skynetblogs.be/

  • lithographies: nus...

    lithographies: nus,paysages inventés,abstractions, etc

    Je viens d'ajouter une nouvelle galerie à ce blog

    1242877450.jpg

  • le peintre, la copie, le fric et les bobos

    Le peintre et la copie

    "une copie reste une copie...
    c'est bon pour les peintres du dimanche."

    Après avoir lu cette remarque sur un nouveau blog (que je trouve très désobligeante) je ne peux m'enpêcher de redire ici ce que j'ai écris sur le blog en question.

    Même Van Gogh ( et ce ne fut pas le seul) a copié d'autres artistes, (Jean-François Millet , les estampes japonaises, etc...) avant d'être l'artiste reconnu .Pour lui ce fut important d'apprendre son métier par la copie.
    Mais cela, c'est devenu ringard.

    Le cheminement "philosophique" serait-il devenu l'unique aboutissement de l'art? La mise en scène des objets de tous les jours, le seul médium créateur ?

    A présent plus besoin de savoir faire: les petites mains ou les machines s'en chargent.

    De nos jours on ne dessine plus des boites remplies de merde, on les expose "en vrai": on ne peint plus les martyrs, on se met en scène dans des séances d' "happening" scarificateurs, et comme il faut bien se renouveler les objets du quotidien prennent des proportions gigantesques ou se parent de dentelles, les dépouilles animales se couvrent de bandes velpo, les cochons de tatouages et du coup accèdent au titre d’œuvre d'art.

    On n'essaie plus d'émouvoir un public, mais seulement de lui montrer que l'artiste réfléchit , qu'il a des idées, on ne peint plus ni sculpte, on met en scène le quotidien, comme on met en scène des humains à la star-ac. On n'est plus artiste, mais plasticien.

    J'aime graver ma plaque, j'aime l'odeur des vernis, des encres, j'aime voir le dessin prendre forme sous ma main, la douceur du papier, la rudesse de la pointe sèche sur la plaque de cuivre: et cela ne m'empêche pas de réfléchir et de vouloir faire passer des messages et d'essayer de faire réfléchir les gens en passant par l'émotion qu'elle soit dérangeante, négative ou positive.
    Mais je dois sans doute faire partie des dinosaures du 21ème siècle.

    à une autre réflexion sur le même blog:


    Le fric et les bobos


    "...Et un jour mon fils m'a dit: Papa c'est très chouette ce que tu fais mais ca ne se vend pas bien...et en effet, le marketing est plus que payant, chez les riches si c'est cher, c'est que c'est bien...donc maintenant je fais du trés cher et les "Bobo" se les arrachent..."

    Ce que j'en pense:

    Si l'art se veut cynique, à chacun sa conscience, moi j'aime que l'art soit à la portée de tous. Ce que j'aime dans la gravure, même si elle ne me permet pas de rouler sur l'or, c'est de donner la possibilité aux gens sans grands moyens de se payer une véritable œuvre artistique.
    Je me souviens d'avoir vendu cette eau-forte tirée à 5 exemplaires qui m'avait demandé des heures de travail et ayant pour thème la fin de vie (cette gravure fait partie d'un triptyque) au prix de 100 euros à un jeune couple. (http://hbron1.skynetblogs.be/album/gravures-ii/744465850.html) Mais pour eux ces 100 euros représentaient réellement un gros sacrifice financier. (J'aurais même pu baisser le prix encore plus, si vraiment cela avait été une dépense insurmontable pour eux, mais je voulais qu'elle reste quelque chose de précieux à leurs yeux).

    J'ai été très heureuse  de leur avoir donné la possibilité de s'offrir autre chose qu'un poster de supermarché, même si cela ne m'a pas permis de manger du caviar.
    Et mon fils m'a dit un jour, Maman, c'est pas important l'argent, faut juste en avoir pour manger tous les jours.
    Bien sûr je dois passer pour une louzeuse.
    Mais je préfère cela plutôt que de participer à un marché de dupe où je serais obligée de renier mes convictions profondes et jouer le jeu d'un monde superficiel.
    On vit dans une société où il faut savoir se vendre, bluffer pour gagner beaucoup d'argent: à chacun ses choix, ce n'est pas le mien.
    Pour moi, mon travail artistique n'a de valeur que dans ce que j'y met comme émotions, comme convictions et cela ne se monnaie pas. La valeur pécuniaire d'une estampe ne peut être que le temps que j'y consacre, du prix des matériaux  de l'amortissement du matériel, à son prix le plus juste.
    Je ne serai jamais riche, mais que ferais-je de cet argent? J'ai un toit, je mange chaque jour (même des pâtes), je n'ai pas froid, et je ne vais pas pieds nus mais j'exerce une activité qui me procure les plus belles joies du monde.
    Lorsque je vais à des manifestations artistiques de rue l'été, je suis heureuse de pouvoir proposer et partager avec le public "d'en bas" des moments artistiques sincères, parfois naïfs mais tellement "vrai".

  • Gothique, collagraphe

     

    Faute de pouvoir pratiquer l'eau-forte, la taille-douce ou la lithographie par manque de place(l'appartement est peu propice pour cela), je me contente de collagraphes et de monotypes.
    Voici le dernier ayant fait l'objet de cinq impressions

    gothiques (4).JPG

    gothiques (1).JPG

    gothiques (2).JPG

    gothiques (3).JPG

    gothiques.JPG


    Cette première épreuve m'a permis de faire quelques rajouts aux impressions suivantes:
    La série d'épreuves est limitée à cinq volontairement.
    Les raisons à cela:
    Le travail du collagraphe est relativement simple et rapide.
    Cela ne demande pas d' investissement financier.
    Mon but n'est pas de produire des impressions en grande quantité.
    Et de toute manière, le collagraphe est assez fragile et ne supporterait pas de gros tirages.

  • l'aquatinte à l'aérographe

    L'aquatinte à l'aérographe peut tout à fait être utilisée en gravure, elle va ainsi se substituer à l'aquatinte traditionnelle réalisée à la colophane.
    Dans le grainage classique on a le choix de faire cette aquatinte, soit au début sur le cuivre nu ou soit après avoir posé le dessin.
    Pour réaliser cette aquatinte à l'aérographe, on utilise un compresseur relié à l'aérographe et on projette sur le dessin, un vernis

    • Soit composé de 1/3 d'essence de térébenthine et 2/3 de vernis graveur liquide.
    • Soit un couleur acrylique très diluée.

    (Voir la vidéo)
    Adresse vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=NtN_Q08ps6A

    Régler le débit de manière à avoir une trame régulière et fine composée de micro gouttelettes à la surface de la plaque.
    Le plus souvent, on va disposer la plaque à traiter ainsi, au milieu d'une feuille blanche glacée de façon à pouvoir apprécier à la loupe la qualité du grainage ainsi obtenu.
    Une fois cette opération terminée, il faut laisser sécher cette aquatinte avant de procéder aux différentes étapes de la morsure au perchlorure.