• 2010 se meurt, vive 2011

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  • toupies

    Monotype sur papier avec quelques retouches au crayon

    15*25cm

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  • question/réponse: le nardigraphe

    nardigraphe carte1.jpg

    QUESTION REPONSE

    De Blandine Leclerc
    J'ai trouvé dans une brocante une presse qui s'appelle un mardigraphe ? contenant aussi un verre dépoli sur lequel subsiste des traces de typographie et des dessins, savez vous comment cela fonctionne et quel produits chimiques il faut utiliser, merci beaucoup de me répondre, Blandine Leclerc."

    nardigraphe en tete.jpg

    Bonjour Blandine,

    Si vous pouviez m'envoyer une photo de la presse et du verre par mail, cela me donnerait une idée plus précise quand à la technique utilisée .

    Réponse de Blandine:

    C'est une presse dans le couvercle qui ferme en pression avec des ressorts ,il y a un feutre.
    Quelques produits dans des petites bouteilles accompagnaient la presse :  un netto-sensibilisateur, un fixateur, un correcteur, plus de l'encre autographique et de l'encre d'impression.
    Fabriqué à Toulon dans le Var.
    Le verre est dépoli sur une face (qui porte le texte ou le dessin) et noirci de l'autre coté.

    nardigraphe modele blandine.jpg

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    nardigraphe modele blandine2.jpg

    Bonsoir Blandine,

    En fait votre presse est un NARDIGRAPHE.

    C' EST UN SYSTEME DE REPRODUCTION des années 30
     
    Il fût très utilisé dans les écoles, et pour l'impression clandestine de tracts durant la seconde guerre mondiale...
    Les brochures d'éducation nouvelle populaire, en 1938  le présente comme suit:

    C'est un procédé spécial de reproduction opérant par report, sur une vitre "magique" (vitre dépolie). 
    L'original écrit avec une encre spéciale, est reporté sur une vitre chimiquement préparée et où il est ensuite révélé en relief par l'action de produits chimiques.
    L'encrage et le tirage se font ensuite comme s'il s'agissait d'un véritable cliché d'imprimerie.
    Tirage indéfini, avec l'encre que l'on désire (mais une seule couleur à la fois)
    Ul en existe deux modèles de taille différente :
    Dimensions & poids :
    longueur. 40 cm-
    largeur. 31 cm-
    hauteur. 13 cm-
    poids total environ 6kg et demi pour la version valisette.
    et une version plus grande.

    nardigraphe valise2.jpg

    nardigraphe valise3.jpg


    Voici comment il fonctionne:


    Il se compose essentiellement d'une plaque de verre épais finement dépolie sur une face, d'un socle et d'un couvercle. La plaque de verre est encadrée par des réglettes clouées sur le socle en bois.

    Grâce à son double fond feutré et à ressorts, le couvercle presse fortement sur la plaque lorsqu'il est fermé. Des charnières, pareilles à celles des portes d'appartement, permettent de l'adapter au socle ou de l'en séparer instantanément.

     Le Nardigraphe possède, en outre, les accessoires suivants : un plateau encreur en fer-blanc, un rouleau encreur en caoutchouc, et un rouleau fouleur en caoutchouc également.

     

    Avec une encre spéciale, encre autographique à odeur d'ammoniaque, on  dessine sur une feuille de papier  le dessin à reproduire.
    On laisse sécher . Quand l' original est sec, on verse sur la plaque de verre dépoli quelques gouttes le liquide nommé netto-sensibilisateur
    On l'étend avec un tampon de coton hydrophile sur toute la surface.
    Ensuite, on applique 1'original face dessinée contre le verre, on remet  le couvercle dans ses charnières,on ferme :
    la feuille est alors pressée fortement sur la plaque et on attend.
    Le temps de contact varie avec le temps depuis lequel l'original est sec
            une demi-minute pour un original sec depuis l'instant,
            une minute s'il est sec depuis une heure,
            une minute et demie de une heure à 4 heures, etc.)
    Le temps voulu écoulé on ouvre, on retire le couvercle
    On enlève l'original : rien sur la plaque.
        On verse alors sur le verre quelques gouttes du second liquide : le préservateur.
        On l'étend avec un autre tampon de coton : rien n'apparaît.
        On prend un troisième tampon de coton et on y dépose un peu d'encre d'imprimerie, on frotte le verre dépoli : au bout de quelques secondes, des traits commencent à apparaître.
        En continuant à frotter  le dessin reproduit à l'envers apparait peu à peu  mais il est maculé d'encre, on  saisis alors le rouleau encreur, enduit d'encre d'imprimerie, et nous le promenons sur le cliché. Le voile disparaît, le dessin  seul reste, clair et net dans ses moindres détails. Le cliché est prêt. L'opération a duré 8 ou 10 minutes.

    On applique alors une feuille de papier sur le cliché, et on presse avec le rouleau fouleur: elle est imprimée. On encre à nouveau avec le rouleau encreur. L'encre ne se dépose que sur les traits du cliché et laisse vierges les blancs et le reste de la plaque dépolie.
    Encrer et presser autant de fois que l'on veut d'exemplaires.

    Pour reproduire un autre dessin, on verse sur le cliché utilisé précédemment, quelques gouttes de netto-sensibilisateur. Le vieux cliché s'effacera sous le frottement du tampon de coton et la plaque de verre sera sensibilisée en même temps pour recevoir un nouvel original.

    On peut aussi tirer des dessins en couleurs.
    Il suffit de faire un original pour chaque couleur : un pour le rouge un pour le jaune, un pour le bleu, etc. Chacun d'eux ne doit porter que les parties du dessin qui doivent être teintées d'une même couleur.
    Les clichés successifs doivent,  coïncider et se juxtaposer exactement pour reconstituer le dessin, couleur après couleur sur les feuilles tirées.


    Blandine:

    Comme j'aimerai l'utiliser et que mes produits sont sec, savez-vous la composition des encres , du sensibilisateur et du préservateur.
    Félicitation pour votre site.Cordialement, Blandine Leclerc.

    nardigraphe grand modele .jpg


    Voici ce que j'ai pu trouver comme informations qui peuvent vous servir:
    Il est à noter que je n'ai pas fait l'expérience moi-même de l'utilisation de cette presse.
    Toutefois après avoir pris conseil auprès d'un ami chimiste voici la formule des produits de nettoyage et rinçage des verres de laboratoire fortement salis.
    Peut-être est-elle utilisable sur votre plaque de verre, dont les inscriptions sont vieilles, mais je vous conseillerais d'essayer d'abord la formule inscrite en bas de mon message au sujet de la copie sur verre qui sera elle, peut-être suffisante)
    Solution de nettoyage pour les verreries de laboratoire
    bichromate de potassium : 400,0 g (pharmacie, droguerie spécialisée, laboratoire photo etc...)
    + eau distillée 4000,0 ml
    + acide sulfurique 400,0 ml (magasin bricolage)
    bichromate de potassium  à dissoudre dans l'eau
    Verser la solution dans un récipient, ajouter lentement l'acide sulfurique, mélanger, étiqueter
    Cette solution est à appliquer sur la plaque de verre assez longtemps ( peut-être plusieurs heures? )

    Solution de rinçage des verreries de laboratoire:
    eau distillée 985,00 ml + acide chlorhydrique 15,0 ml
    Mélanger , étiqueter

    ATTENTION: TOUJOURS AJOUTER L'ACIDE DANS L'EAU ET NON L'INVERSE!

    ATTENTION: PRODUITS DANGEREUX PAR CONTACT ET INHALATION:
    PRENDRE TOUTES LES PRÉCAUTIONS DE SÉCURITÉS NÉCESSAIRES:
    MASQUE, LUNETTES DE PROTECTION, GANTS, TABLIER etc.

    J'ai également pu trouver les informations suivantes sur la copie sur verre dépoli

    qui ressemble très fortement au principe du Nardigraphe ( plaque de verre polie+ impression par rouleau encré) et qui sans doute vous seront plus utiles que les 2 formules précédentes.

    le principe chimique de ce procédé:
     L'alun de potasse, en présence d'une base, donne un précipité d’alumine gélatineuse.
    =>Cette alumine a la propriété, d'une part, d'adhérer très fortement au verre dépoli et, d'autre part, de retenir le benzoate de soude.
    => Ce benzoate de soude a le pouvoir ,de retenir les matières colorantes telles que l'encre d'imprimerie<=> procédé de polycopie peu coûteux

    Le matériel  :

        Une glace dépolie sur une face (épaisseur 4 m/m au minimum).
        Une presse à copier (qui peut être remplacée par une lourde pile de livres).
        Deux rouleaux de caoutchouc.
        Encre autographique (aussi appelée encre carbonatée est l'encre dont on se sert pour produire l'original) :

        encre à stylo 150 c.c.
        carbonate de soude 20 gr.
        gomme arabique en poudre 10 gr.

    OU

        Eau 20 gr.,
        bleu de méthylène 5 gr.,
        gomme arabique 15 gr.,
        carbonate de soude 25 gr.,
        un peu de glycérine

    OU

        Encre quelconque + bicarbonate de soude jusqu'à saturation : 50 c.c.,
        ammoniaque 2 c.c.

    OU

         Encre de Chine en bâton (ou noir d'ivoire d'aquarelle) délayée dans une solution concentrée de bicarbonate, puis rendue légèrement ammoniacale.


    Les beaux tirages réside dans la qualité de l'encre autographique, laquelle doit posséder les caractéristiques suivantes :
    - être très coulante et parfaitement homogène ;
    - laisser une trace glacée en relief très net ;
    - ne pas être absorbée par le papier.
    - il faut également à l'inverse, éviter les papiers trop glacés dont la charge produit des taches sur le verre.

        Le sensibilisateur :(Note:L'alun se dissout mal dans l'eau calcaire=>Prendre de l'eau de pluie. )

        alun de potasse 10 gr.,
        eau 100 c.c.,
        glycérine pure 100 c.c.

    OU

        Eau 160 gr. ,
        alun de potasse 10 gr.,
        glycérine 50 gr.,
        acide chlorhydrique 7 c.c.,
        colorant méthylorange.


        Le mordant ou révélateur :  solution contenant:

        Eau 50 gr.,
        benzoate de soude 10 gr.,
        glycérine 50 gr.,
        colorant fluorescéine


    7° De l'encre d'imprimerie.

    PRATIQUE :
    Dessiner à l'encre carbonatée sur un papier de très bonne qualité.
    Lorsque le dessin est sec, l'appliquer sur la plaque de verre préalablement frottée avec un tampon humecté du sensibilisateur et mettre sous presse une minute - davantage si le texte est sec depuis longtemps ,
    (Pour un texte de 4 à 5 jours : 15 minutes).
    Après le pressage, frotter la plaque à aide d'un tampon d'ouate enduit de benzoate de soude.
    Frotter la plaque à l'aide d'un autre tampon d'ouate sur lequel on a déposé un peu d'encre d'imprimerie.
    Le dessin apparaît à l'envers.
    Encrer la plaque avec un des rouleaux, appliquer la feuille de papier
    passer le second rouleau et retirer.

    NETTOYAGE:

    Après tirage, laver la plaque au sensibilisateur.
    Si le texte ne s'en va pas, mettre un peu d'acide chlorhydrique. La plaque peut servir indéfiniment.

    Nettoyage courant de la plaque de verre:
    Essence minérale de térébenthine,
    puis acide chlorhydrique dans le cas où il reste des taches rebelles.







  • basiques

    4 Variations à partir de formes basiques: carré, lignes, cercles...

    collagraphes retouchés au crayon.

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  • Ce qui me pousse a publier sur les blogs

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    Ce qui me pousse a publier sur les blogs.


    Pour moi le blog sert à faire connaître et partager: j'ai fréquenté l'atelier de gravure aux Beaux-arts durant plusieurs années et bien qu'ayant eu des cours d'histoire de l'art, pas un seul ne traitait des graveurs, discipline que j'avais pourtant choisie. Durant toutes ces années, j'ai eu l'occasion une seule fois en tout et pour tout de voir un burin, ( et encore parce que l'assistante  avait amené les siens), pas un seul livre réellement technique n'était à disposition, pas un seul cours abordant l'utilisation judicieuse, la composition, et la fabrication des vernis, encres, acides utilisés pourtant journellement. Pas une seule explication sur le pourquoi des gestes posés, ce qui à mon sens est essentiel pour comprendre ce que l'on fait. Pas un seul cours sur les dangers des produits utilisés, pas une seule information sur les fournisseurs de matériel, bref tout ce qui fait "le métier". Je sais que le côté technique ne fait pas tout, mais je pense sincèrement que cela est une base utile qui permet de libérer la créativité.
    Durant tout ce temps passé dans les établissements artistiques, j'ai ressenti ce manque d'information cruellement, c'est pourquoi j'essaie modestement de diffuser tout ce que j'ai appris par moi-même, et qui m'a pris beaucoup de temps.
    Bien sur j'ai appris bien d'autres choses aux Beaux-Arts: une ouverture d'esprit, une liberté d'expression, un regard artistique sur d'autres disciplines, un cheminement intellectuel, etc...
    Les blogs et le net en général sont des moyens magnifiques pour faire partager ses connaissances, et en découvrir de nouvelles. Je pense réellement que le partage est essentiel. J'essaie modestement et à ma manière de pallier les lacunes que j'ai rencontrées.
    Ce manque est tellement réel qu'il m'arrive de recevoir des demandes d'informations non seulement d'élèves mais également de professeurs: un comble tout de même!
    J'espère que mes tableaux touchent le coeur des gens, mais il y a tellement d'artistes bien plus talentueux que moi, que j'espère leur apporter un petit plus en leur faisant partager tout ce que je sais de la discipline que je pratique.