• graphisme arboricole (encore et toujours)

    art,graphisme,couleur,

    encres de couleur, pastels à l'huile, technique mixte, sur papier aquarelle format A3

     

     

    JULES SUPERVIELLE

    LE PREMIER ARBRE (extrait)


    C'était lors de mon premier arbre,
    J'avais beau le sentir en moi
    Il me surprit par tant de branches,
    Il était arbre mille fois.
    Moi qui suis tout ce que je forme
    Je ne me savais pas feuillu,
    Voilà que je donnais de l'ombre
    Et j'avais des oiseaux dessus.
    Je cachais ma sève divine
    Dans ce fût qui montant au ciel
    Mais j'étais pris par la racine
    Comme à un piège naturel.

  • graphisme arboricole (suite)

     

     

    art, technique mixte, papier, encre, pastels à l'huile, arbre, graphisme

    Ces dessins sont sur papier aquarelle format A3

  • graphisme arboricole

    art, papier aquarelle, graphisme, arbres, impression colorée, série, technique mixte,

  • les robes

    Petite composition, basée sur des impressions monotypes, puis scannage, puis travail à la tablette graphique.

    défilé.jpg

     

  • La bataille de Navarin

    Il y a peu j'ai déniché dans un magasin de livres de seconde main, un paquet de gravures anciennes dont certaines dans un état lamentable,qui ont été prélevées sans doute sur d'anciens livres (ce qui personnellement me désole et que je trouve sacrilège: un livre cela se respecte).

    Bien qu'âbimées, ces gravures ne peuvent que susciter mon admiration, de part le degré de finesse et la somme de travail, d'amour et de patience qu'elles ont demandé au graveur qui les ont exécutées.

    J'ai envie de rendre un petit hommage à ces graveurs méconnus qui en leur temps, ont illustrés nos livres d'histoire de gravures d'une minutie incroyable.

    J'ai choisi celle représentant la Bataille de Navarin, 20 Oct.1827, gravée par CHAVANNE d'après le tableau de Ch. Langlois.J'ai scanné une cette gravure, et en voici la photo, ainsi que des détails avec la dimension réelle de chaque détail.cette gravure d'après mes recherches proviendrait d'un livre intitulé:"Avec une histoire de France par Janin. Paris, Gavard, 1857"

    galerie historique versailles.jpg

     

     

     

    gravure ancienne, bataille de navarin,gravure sur acier, Chavanne

    Situation des détails sur la gravure:bateau_0002-thumb.jpg

     

     

    bateau détail1.jpg

    bateau détail2.jpg

    bateau détail3.jpg

    bateau détail4.jpg

  • L'encollage des papiers (suite et fin)

    encollage.2.jpgCes extraits ont été traduit en fonction de ce que je connais des procédures utilisées, j'ai essayé de faire en sorte que ce soit compréhensible et de ce fait peut-être que je n'ai pas toujours respecté les termes exacts des textes originaux.

    En retapant les titres des livres sur Google, il doit être facile de retrouver le texte original ou alors en allant directement sur le site http://woodblock.com/

    Je rappelle que ces informations sont données à titre indicatif et qu'elles peuvent facilement s'adapter au traitement d'autres papiers non encollés, je pense que cela peut servir aux personnes qui fabriquent par exemple, leur papier elle-même.

    ce qui m'arrive à l'occasion lorsque j'ai suffisamment de chutes de papier pour la gravure, je les recycle en papier fait main, celui-ci étant alors devenu un papier non encollé, il est intéressant de pouvoir lui redonner une certaine imperméabilité et du corps pour pouvoir supporter la pression de la presse sans se déchirer.

    Lorsque l'on omprime une eau-forte le papier doit être humidifié, il est impossible d'utiliser des papiers non encollés, ceux-ci une fois mouillés sont bien trop fragile pour supporter un passage sous presse.

    Extrait du livre:”Introduction to Woodblock Printmaking, Katsuyuki Nishijima, 1976”

    Recette de base:

    • Un litre d'eau, avec 3 à 5 bâtons de « sanzembon »(colle animale), et de l'alun ( «yaki»). La proportion d’alun doit être 1/2 du poids de la «nikawa».
    • Mettre le récipient au bain-marie. (Appelé «Yusen» en japonais)
    • Pour éviter qu'il ne bouillonne, ajouter de l'eau au besoin
    • Lorsque tout est prêt, verser dans un récipient plus grand pour l'usage.
    • Charger une brosse, et essuyez-la sur le bord du récipient.
    • passer la brosse sur la surface du papier qui sera imprimée, d'un seul coup.
    • Ensuite le papier peut sécher suspendu.

    Mise en garde:

    • La force d’encollage varie selon le type de papier. Le Torinoko, qui est généralement difficile et pas très absorbant recevra un encollage léger, mais un papier comme le hosho  devra recevoir un encollage plus fort.
    • L’encollage se fait en général sur le côté visible de l’estampe. Si vous souhaitez un papier non absorbant, appliquer une légère couche de colle, puis après séchage appliquer une deuxième (ou troisième) couche si nécessaire. Ne pas essayer de tout faire en une seule fois.
    • Si vous détrempez trop le papier, lorsque vous ferez sécher celui-ci, le liquide laissera des traces sur le papier.
    • Après environ 3 à 5 ans, la qualité de  l’encollage du papier devient  inégale, il faut donc ne pas préparer plus de papiers encollés que nécessaire que ce qui peut être utilisé dans une année ou deux.

    L'utilisation de papier encollé:

    Avec du papier encollé approprié, il devient possible de réguler la quantité d'absorption d'eau dans les fibres du papier. Cependant  l’encollage a pour effet de colorer le papier, en lui donnant un ton brunâtre, et l'alun peut également laisser des traces sur la surface.

    Pour cette raison, il est fréquent que lorsque le travail d'impression ne concerne que de petites zones, ou seulement des lignes délicates, il est intéressant d'utiliser du papier non collé.

    Mais lorsque de vastes zones doivent être imprimées, la surface risque de s’abimer facilement, il est dans ce cas difficile d'imprimer sans calibrage.

    Pour estampes ukiyo-e, dans le cas des lignes délicates, ou des zones d'impression assez petite, la couleur et l'état du papier pourrait être maintenu en omettant l’encollage général, au profit d’un encollage partiel,

    Cette manière de faire est difficile à utiliser.

    Données fournies par Uematsu, fournisseur de matériaux pour la peinture et la gravure japonaise

    Recette de base: pour un litre d'eau ... 20 grammes de nikawa ... 2,5 grammes de myoban (alun)

    A propos de nikawa (préparation de la colle animale):

    • Bon à  savoir : nikawa à 60° ~ 70 ° (C). Ne pas dépasser les 70° lors de la dissolution
    • Il est préférable d'attendre pour ajouter myoban jusqu'à ce que le nikawa soit bien dissous.
    • En été, la mixture moisi facilement

    A propos de la préparation:

    • Baissez la température du liquide nikawa au moment de l'ajout myoban (alun).
    • Si elle est trop chaude, l'effet est affaibli.
    • Mais ne pas mettre la myoban (alun) avant que le nikawa ne soit chauffé correctement.

    Autres points:

    • Lorsque  le mélange est prêt, il faut filtrer au travers d'un bas de nylon avant de l'utiliser. Le nylon est préféré à d'autres matériaux, car  il ne va pas «attraper» le collagène ou carotène dans le liquide.
    • Sévères mises en garde afin de  ne pas laisser moisir.
      • Le liquide peut être stocké pendant quelques jours dans le réfrigérateur si nécessaire.
      •  Ne pas le congeler, car cela détruirait la structure des collagènes.

    Il est difficile de comprendre les recettes avec tous les différents systèmes de mesure voici donc une liste de recettes de maîtres de l’estampe, converties au système métrique, et ensuite ajusté à une base de 1 litre d'eau (les deux proportions étant donner respectivement pour la colle nikawa et l'alun) :

     

    Eau(en litre)

    Colle animale (en gramme)

    Alun(en gramme)

    Yoshida Hiroshi

    1

    65

    28

    Yoshida Toshi

    1

    63

    24~31

    Walter Phillips

    1.05

    7.5

    3.75

    John Platt

    1

    16

    9

    Petit

    1

    21

    6

    Petit (alternate)

    1

    60

    22-30

    Nishijima

    1

    60

    30

    Uematsu

    1

    20

    2.5

    • Il est extrêmement intéressant de noter que les Occidentaux en utilisant ces recettes ont obtenus des résultats moins bons que  les Japonais. Peut-être à cause d’une différence de climat? (Mais Londres - comme le Japon - est un endroit humide ...)

    Les autres anomalies sont issues des données fournies par Uematsu, le fournisseur japonais. Mais il est à noter que la fiche de données qu'il fournit n'est pas spécifiquement faites pour les papiers utilisés par les graveurs, mais semble plutôt être destiné aux  peintres. Peut être que les peintres besoin d'un encollage en général plus faible.

  • L'encollage des papiers (suite 4)

     

    encollage.2.jpgCes extraits ont été traduit en fonction de ce que je connais des procédures utilisées, j'ai essayé de faire en sorte que ce soit compréhensible et de ce fait peut-être que je n'ai pas toujours respecté les termes exacts des textes originaux.

    En retapant les titres des livres sur Google, il doit être facile de retrouver le texte original ou alors en allant directement sur le site http://woodblock.com/

    Extrait du livre: « Evolving Techniques in Japanese Woodblock Prints, Petit & Arboleda, 1977 »

    Papier japonais fait main est rarement utilisé par les artistes d'impression sans encollage préparatoire, afin de contrôler la capacité d'absorption du papier.

    En fait, de nombreux artistes utilisent des papiers préencollés disponible dans les magasins de fournitures d'art, mais certains artistes préfèrent encoller leur propre papier.

    Pour tester le degré d’encollage d’une feuille de washi, humidifier d’un peu de salive un coin du papier. Si la salive est rapidement absorbée cela signifie que l’encollage est léger.

    L’encollage est généralement faite par mélange de  « nikawa » (colle animale) dissoute dans  l'eau bouillante et de l'alun. Ce qui suit sont quelques recettes de base. Selon les besoins, l'artiste ne peut évidemment faire des ajustements à ces recettes.

    • 1 litre d'eau chaude
    • 42 grammes de nikawa, ramollie dans l'eau
    • une pincée d'alun

    Une autre préparation est largement utilisée:

    • 180 ml d'eau chaude
    • 3,75 grammes de nikawa, ramollie dans l'eau
    • 1,12 gramme d'alun dans une cuillère à soupe d'eau chaude

    Une troisième préparation se compose de:

    • 3,8 litres d'eau chaude
    • 228 grammes de nikawa, ramollie dans l'eau
    • 85 à 114 grammes d'alun dans une petite quantité d'eau

    Dans chacune de ces recettes, le nikawa est ramolli dans de l'eau sur un feu très doux ou au bain-marie. Ensuite, l'eau chaude, est portée jusqu’à ébullition. Le nikawa ramolli et l'eau chaude doivent être bien mélangés.

    Il ya deux façons d'ajouter de l'alun.

    Soit il s’ajoutera directement dans le mélange de colle, soit le dissoudre dans un peu d'eau dans une casserole et porter la solution à ébullition, enfin de l'ajouter au mélange de colle.

    Le mélange de colle et d'alun doit être bien agité et cuits jusqu'à ce que tous les ingrédients soient dissous et le mélange est translucide et prendre la couleur d’un thé léger.

    Pendant la cuisson, le mélange de colle ne doit jamais être porté à ébullition.

    Une fois que tous les ingrédients sont complètement dissous, en conformité avec les effets que  l'artiste souhaite obtenir, il peut filtrer le mélange à travers un tissu de coton ou de soie pour éliminer les matières étrangères.

    La préparation doit être à température ambiante au moins, ou légèrement au-dessus, lorsqu'il est appliqué sur le papier.

    Si elle est trop chaude, cela peut endommager le papier, si elle est trop froide, elle sera gélatineuse et impossible à étendre. La préparation est appliquée avec un gros pinceau plat à la fois résistant et souple.

    Bien sûr, les feuilles de papier doivent être séchées séparément pour les empêcher de coller ensemble.

    Une bonne méthode consiste à les suspendre par des pinces sur un fil.

    Quand le papier est séché, ou parfois quand il est encore un peu humide, l'autre côté de la feuille peut être encollé si l'artiste le désire.

    Il convient également de noter que le dosage de l’encollage appliqué doit être adapté à la météo, car le papier absorbe l’humidité selon les conditions climatiques. La solution de colle ne conserve pas et doit être utilisée le jour où elle est préparée. Ne pas tenter de réchauffer ou de réutiliser un ancien pot de préparation.

    Il est recommandé d'utiliser deux ou plusieurs encollages minces plutôt qu’un seul encollage épais.

    Naturellement, comme un artiste prend la peine de préparer sa propre solution, il est toujours possible de modifier les pourcentages dans les ingrédients en vue de garantir l'effet précis que l’artiste veut obtenir.