• Odilon Redon (première partie)

    Propos d’artistes : Odilon Redon à propos de la lithographie.

    Odilon Redon parle longuement dans deux lettres à André Mellerio qui lui pose des tas de questions à propos de son oeuvre lithographiée. André Mellerio qui fit les catalogues des oeuvres lithographiques, des dessins et des peintures d'Odilon Redon, était également un ami fidèle de longue date d'Odilon Redon.

    Lettre d'Odilon Redon à  André Mellerio juillet 1898 

    (Extraits du livre: lettres d'Odilon Redon 1878-1916 publiée par sa famille, Paris & Bruxelles, Librairie Nationale d'art et d'histoire G.VAN OEST & CIE Editeurs,1923)

    Famille Mellerio, Maurice Denis, illustration, portrait

    La famille d'André Mellerio, peint par Maurice Denis.

    Livre écrit par André Mellerio sur l'oeuvre d'Odilon Redon

    Le pourquoi.

    …"Pourtant je puis vous dire pourquoi j'ai fait de la lithographie: c'est que j'avais, avant, vainement essayé de produire dans le salon officiel de nombreux fusains que j'avais crayonnés et qui dormaient dans mes cartons. Fantin-Latour  me donna l'excellent conseil de les reproduire à l'aide du crayon gras; il me passa  même de bonne grâce, une feuille de papier report, pour le calque."

     

    Papier report  Papier recouvert d'une couche de gomme arabique  et de blanc, L'artiste trace, au crayon gras ou à l'encre lithographique, son dessin sur cet appret, Celui-ci étant soluble dans l'eau, il suffit, pour que le tracé gras se dépose sur la pierre lithographique, de poser le papier report (côté dessin) sur celle-ci, puis d'en humecter le verso. La colle se dissout et la graisse de l'encre adhère au calcaire. Corot utilisa très souvent ce moyen pour travailler " sur le motif ".

     

    -"J'ai donc fait mes premières lithographies pour multiplier mes dessins.

    Et voyez comme cette source première manque déjà de grandeur!"

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    "Et l'homme parut, interrogeant le sol d'où il sort et qui l'attire, il se fraya la voie vers de sombres clartés"

    Lithographie de l'album " Les origines"

    "Naturellement, voulant me produire, l'idée d'une suite me vint à l'esprit, et le premier album est ainsi le recueil de quelques pièces anciennes variées, mais dans lequel, prenant goût au procédé nouveau que j'essayais, j'ai fait, pour le terminer, de la lithographie de jet."

     Lithographie de jet  en bref un dessin spontané directement effectué sur la pierre ou le papier report, sans étude préalable.

    Sur les titres et légendes de ses lithographies

    "Le titre me vint tout de suite aisément, et désignait mon atmosphère personnelle dans l'ambiance, à ce moment là.

    ....Cet album est peut-être l'un de mes préférés, parcequ'il est façonné sans aucun alliage de littérature.

    Le titre de DANS LE REVE n'étant, en quelque sorte, qu'une clé d'ouverture.

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    La sirène sortit des flots, vêtue de dards " Album Les Origines"

    La déclaration que je vous fais là, doit vous dire combien il m'en coûte d'insister sur les subtilités que pourraient-vous suggérer les ouvrages qui le suivent, à cause des suscriptions où vous voulez voir trop, où vous me supposez des idées que je n'ai pas eues.

    Suscrire, verbe trans. a) Écrire au-dessus de la ligne.

    Je voudrais vous convaincre que tout ne sera qu'un peu de liquide noir huileux, transmis par le corps gras et la pierre, sur un papier blanc, à seule fin de produire chez le spectateur une sorte d'attirance diffuse et dominatrice dans le monde obscur de l'indéterminé. Et prédisposant à la pensée.

     

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    Quand s'éveillait la vie au fond de la matière obscure (Album Les origines)

    Voilà ce qui devrait vous suffire.

    Toutes les raisons que je vous donnerais sur la contexture de mes albums vous paraîtraient insignifiantes et puérile; elles leur enlèveraient le prestige qu'ils doivent avoir. Encore une fois, il est bon d'entourer toute  genèse d'un mystère. 

    Lorsque j'entrepris l'autre ouvrage, à Edgard Poe, j'avais, hélas, perdu toute mon innocence. Voyez comme il est précis dans l'exécution, et presque sec: la pierre m'avait déjà troublé, changé, sous son charme dur. La lecture du poête américain m'avait été maintes fois conseillée comme devant me donner un appui à mon art. On se trompait, je crois; ces contes ne sont pas mon livre de chevet. Pourtant je mis quelques mots sous ces nouvelles planches, habilement, je crois, et le public s'y trompa.

    Evidemment je n'avais fait là qu'une équivoque, bien permise, très légitime; l'album fut remarqué, c'était l'essentiel pour moi.

    Et je vis qu'on ne touchait pas impunément à la pierre sans être amener à la surcharger d'un mot d'écrit: tous les grands lithographes l'ont fait.

    Mais chez moi, fort différemment, rien de contingent, vous le voyez.

     

    Dans les ORIGINES j'ai vainement essayé de retrouver l'aisance et la spontanéité que j'avais montrées dans mon premier album.

    J'ai supprimé les légendes parce que le titre était déjà très lourd;

     il vous plaît ainsi.

    Il vous plairait d'avantage si vous connaissiez les suscriptions que j'ai mises, à la main, sur l'exemplaire d'un amateur d'Italie( le Prince Primoli) qui me les demanda.

    Mais j'ai bien fait de ne pas les imprimer.

    Elles entrent dans l'hypothèse qu'il n'était pas dans mon fait de renouveler.

    L'ouvrage m'avait donné assez de mal comme lithographe, il était inutile de le faire sortir de son rôle.

    Supposez que le titre eût été MONSTRES, et voyez comme il se range dans la filière de mes autres ouvrages.

    Ainsi pour les autres séries où je vous prie de voir un but d'art seulement, même dans les mots vagues qui les ornent, comme le ferait un qualificatif sur une sonate."


    ........à suivre

  • 2011-2012

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    La neige n'est pas là, et c'est tant mieux.

    Ceux qui vivent bien au chaud et qui auront une belle dinde, des cadeaux et du bon vin aimeraient voir un Noël blanc, mais je pense à tous ceux qui vont devoir passer les jours et les nuits dehors.

    Pour eux cette période est loin d'être idyllique.

    Ils sont de plus en plus nombreux et 2012 ne s'annonce pas meilleur malheureusement.

    Nos hommes politiques et les élites de la finance (tout partis et tout pays confondus)  se sont donné le mot pour supprimer petit à petit des droits sociaux chèrement acquis par nos ancêtres.

    Les médias se relayent pour nous infliger une propagande "d'un mal nécessaire"

    Je souhaite que chacun oublie d'envier le petit bout de gras dans l'assiette de son voisin de palier pour se concentrer sur les banquets somptueux organisés par ceux qui décident de notre sort.

    Je souhaite, que tout ceux qui liront cette note, n'aient pas un jour à connaître la rue.

    Je souhaite que chacun aient un regard critique et clair sur le but des informations qui nous sont distillées chaque jour.

    Je souhaite qu'un jour nous retrouvions la même dignité et la même conviction que nos ancêtres à savoir que les acquis sociaux sont un droit et non pas un cadeau et  qu'il convient de le défendre farouchement.

    Non seulement  cela mérite d'être défendu mais il faut les étendre à toutes les nations malgré la pression des groupes financiers.

    Je souhaite à tous du bonheur en ces fêtes de fin d'année.

     

     

     

  • Le roman de la rose

    Dans ma bibliothèque:

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    LE ROMAN DE LA ROSE De Guillaume de Lorris et Jean de Meun

    Guillaume de Lorris ou Guillaume de Loris (né à Lorris vers 1200 et mort vers 1238) est un poète français du Moyen Âge.

    À l'exception de son lieu de naissance, Lorris et de son extraction noble, on ne sait quasiment rien de sa vie. Protégé du comte de Poitiers, il est l'auteur de la première partie du Roman de la rose, environ 4 000 vers, qu'il laisse inachevé et que Jean de Meung termine une quarantaine d'années plus tard.

    Lithographies en couleur de LEONOR FINI

    Edition du CLUB DU LIVRE, PHILIPPE LEBAUD EDITEUR 1976

    Leonor Fini. 1908-1996 est un peintre surréaliste, décoratrice de théâtre et écrivaine, d'origine italienne par sa mère et argentine par son père. Elle quitte une famille bourgeoise vers l'âge de 17 ans pour s'installer à Milan où elle commence à peindre.
    En 1937, elle quitte l'Italie pour Paris et rencontre André Breton et les surréalistes. S'inspirant de leurs théories, elle expérimente le « dessin automatique ». Elle se lie d'amitié avec Georges Bataille, Victor Brauner, Paul Éluard et Max Ernst sans jamaise partie de leur groupe. C'est une artiste solitaire.
    Sa première exposition monographique a lieu à New York, en 1939.
    Leonor Fini a confectionné des costumes pour le théâtre, le ballet et l'opéra et illustré de nombreux textes.
    Comme Colette et beaucoup d'artistes, Leonor Fini adorait les chats, qu'elle a peint à de nombreuses  reprises.
    Elle meurt  sans jamais avoir cessé de peindre et d'écrire.

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    Je trouve personnellement que ces lithographies diffèrent assez des autres oeuvres de Léonor Fini et c'est pour cela que je le trouve intéressant. La linéarité et les couleurs me font penser aux dessins de costumes de théâtre.

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