• esquisses

    art,croquis,dessin, composition,fusain, esquisse,

    Petite anecdote: le visage a été fait de la main gauche, pour voir ce que cela donnait, et finalement je l'aime bien ce dessin.

    Fusain sur papier dessin blanc format A3 pour chacun d'entre eux.

  • boite aquatinte portable

    Voici un autre lien ou l'on explique comment fabriquer une boite à aquatinte mais cette fois-ci portable

    http://etchings.org/butchurn/butchurn.htm

    art, aquatinte, boite colophane, portable

     

  • construire sa boite

    à aquatinte

    Plutôt que de répéter ce qui est déjà sur le net

    voici un lien qui donne la marche à suivre pour construire soi-même sa boîte à aquatinte (en anglais) y compris un plan à télécharger.

    art, aquatinte, boite à colophane,technique, gravure, plan,

    http://www.magical-secrets.com/studio/aquatint+box

    art, aquatinte, boite à colophane,boite à aquatinte, technique, plan, marche à suivre

  • LES CRAYONS LITHOGRAPHIQUES : la fabrication suite

     

    LES CRAYONS LITHOGRAPHIQUES : la fabrication

    Extrait du livre de Lemercier « La lithographie française de 1796 à 1896 et les arts qui s'y rattachent

    La suite de l’article précédent :

    Pour terminer la fabrication des crayons lithographiques, nous donnons une recette indiquée par M. Engelmann dans son ouvrage

     On peut à peu près affirmer que toutes celles qui ont été reproduites dans les manuels publiés depuis le sien sont, à part quelques légères différences, empruntées à la sienne.

    A cette époque, on ne se servait que de crayons numéro 1 et numéro 2. C'est M. Lemercier qui créa le numéro 3, l'estompe et le copal.

    RECETTE ENGELMANN

    Cire jaune

    640 grammes

    Suif de mouton ou de boeuf(saindoux)

    80

    Savon blanc de marseille

    480

    Sel de nitre appelé aussi nitrate de potasse dans 140 d'eau

    20

    Noir de fumée

    140

    Les liens concernant les produits sont émis à titre indicatif, tous ces produits se trouve en général dans les magasins de beaux-art, droguerie, magasin de bricolage et même pour le suif chez le boucher.

    Voici comment il procédait à la fabrication :

    1. Faire fondre ensemble cire et suif;
    2. ajouter le savon par petites pincées.
    3. Lorsque ces trois produits sont mélangés, activer le feu et enflammer la composition ;
    4. si la fumée est blanche, retirer la casserole et laisser brûler deux à trois minutes;
    5. éteindre;
    6. verser doucement le sel de nitre dissous dans l'eau bouillante, en agitant ferme avec la spatule.
    7. Lorsque tout est introduit, ajouter enfin le noir de fumée;
    8. cela fait, activer le feu et donner une chaude très vive; attendre le moment où la chaleur est assez forte pour que la composition s'enflamme d'elle-même.
    9. Brûler une minute,
    10. éteindre aussitôt en posant le couvercle,
    11. retirer la casserole du feu
    12. laisser refroidir jusqu'au lendemain ->La pâte est beaucoup plus homogène.
    13. Refondre ensuite la composition sur un feu assez vif, en ayant soin de remuer sans cesse.
    14. Lorsque la pâte est devenue liquide, laisser un peu refroidir avant de couler dans les moules; on évite ainsi les bulles d'air dans les crayons.
    15. Les premiers crayons moulés sont les numéros 2.
    16. Après en avoir fait la quantité nécessaire, il faut ajouter à la composition restante toutes les bavures des moules.
    17. On force le feu et, lorsque la fumée devient blanche et épaisse, on met le feu à la pâte, qu'on laisse brûler une minute;
    18. on obtient ainsi un crayon plus cuit, lequel donne un bon crayon numéro 1.

    Nous devons dire ici que nous avons fait souvent des crayons avec cette méthode et notre conviction sincère est qu'ils sont très bons.

    Nous donnons encore un autre procédé qui, lui aussi, fournit de bons résultats; mais la perte au feu des matières est plus forte que dans les deux autres :

    • On fait fondre cire jaune et suif ensemble,
    • on y met le feu,
    • on retire la casserole et l'on ajoute, la flamme durant toujours, la gomme laque et le savon en les intercalant.
    • Si le feu prenait trop de force, il faudrait éteindre un instant, puis rallumer et continuer la fonte de ces deux produits.
    • Lorsque tout est incorporé et fondu, éteindre,
    • laisser reposer dix minutes
    • ajouter le sel de nitre lentement; puis enfin mettre le noir de fumée.
     Cette manière de procéder est plus expéditive; mais les essais que nous en avons faits ne nous ont pas paru supérieurs, et la perte des produits est très importante.
     

     Le livre en entier sur Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5665226k

  • LES CRAYONS LITHOGRAPHIQUES : la fabrication

     

    LES CRAYONS LITHOGRAPHIQUES : la fabrication

     Extrait du livre de Lemercier « La lithographie française de 1796 à 1896 et les arts qui s'y rattachent

     Dans beaucoup de manuels modernes consacrés à la gravure, sont indiquées les proportions des ingrédients utilisés pour la fabrication des crayons et encres lithographiques.  Cela semble facile et simple. Je ne me souviens pas d’en avoir lu par contre  la marche à suivre complète pour fabriquer ces encres et ces crayons lithos.

     Je conçois bien que la plupart des lithographes préfèrent utiliser les  produits modernes du commerce.

     Cependant à titre de curiosité je me propose de vous livrer ici des extraits de ce vieux manuel qui explique en détail la manière de procéder des anciens et d’ainsi se rendre compte de la complexité qu’il en résultait.

     Avant de lire ce passage voici une note explicative sur un terme utilisé dans l’article « les chaudes »

    Les chaudes : EXPLICATION

    Dès que la fumée devient épaisse et blanche, il faut retirer la casserole et laisser refroidir, sans attendre que le feu prenne aux matières, ce qui aurait le grave inconvénient de les calciner outre mesure : cette opération s'appelle chaude.

     

    Le nombre de chaudes ne peut être fixé sérieusement, car il varie suivant la température, le climat du pays qu'on habite et l'intensité du feu. On comprend aisément qu'on ne peut réussir du premier coup cette opération ; l'habitude et l'observation seules permettent d'obtenir un succès certain.

     EXTRAITS/….

     « Les crayons employés pour le dessin sur pierre sont composés de cire, de savon, de suif de mouton, de gomme laque et enfin d'un peu de sel de nitre et de noir de fumée.

     Notre but étant avant tout d'écrire un livre utile, nous allons faire la description de leur fabrication dans,ses détails les plus intimes; nous devons tout d'abord prévenir nos lecteurs que cette fabrication est des plus, délicates, qu'elle offre de plus quelques dangers et réclame par cela même de très grands soins; ce n'est qu'à la longue et après s'être rendu compte de la cause des insuccès qu'on peut espérer obtenir de bons résultats.

     Tout le succès dépend de l'opérateur; avec les mêmes matières employées dans les mêmes proportions, on peut obtenir une réussite parfaite ou une perte sèche. « 

     On emploie pour dessiner sur pierre ou sur zinc différents numéros de crayons :

    1. Le copal, qui est très ferme, permet d'obtenir les demi-teintes les plus légères ou les traits les plus fermes.
    2. Le numéro 1, ferme également, mais moins sec que le copal.
    3. Le numéro 2, même qualité, mais plus noir et plus souple.
    4. Le numéro 3, même qualité, mais plus gras et plus mou.
    5. Les affiches ayant pris un essor considérable, nous avons été amenés à faire un crayon plus gras que le numéro 3. Grâce à certains, produits que nous y avons incorporés, il a une consistance qui permet de l'employer très facilement, c'est le numéro 4.
    6. Le crayon estompe, qui est tout à fait gras, peut rendre de très grands services pour l'obtention des teintes et des frottis soit à la flanelle, soit à la brosse, soit à l'estompe, dans les dessins artistiques.

    Notre avis est que chacun de ces numéros est indispensable pour la lithographie dans toutes ses applications.

     CRAYONS LITHOGRAPHIQUES / PROPORTIONS

     

    COPAL

    N° 1

    N°2

    N° 3

    N° 4

    ESTOMPE

     

    Cire jaune

    500

    500

    500

    500

    500

    250

    Suif de mouton

    60

    50

    50

    70

    70

    340

    Gomme laque cerise

    -

    25

    25

    -

    -

    -

    Savon blanc

    350

    350

    350

    360

    360

    200

    Copal

    175

    -

    -

    -

    -

    -

    Nitrate de Potasse

    15

    15

    15

    15

    15

    -

    Eau 75

    75

    75

    75

    75

    75

    -

    Bitume de Judée

    25

    10

    10

    20

    -

    -

    Noir de fumée

    100

    100

    100

    105

    105

    55

    Les liens du tableau renvoyent à des sites vendant ces produits: ils sont juste indiqués à titre indicatif, vous les trouverez en général dans les boutiques Beaux-Art, bricolage, grande-surface pour certains et même chez le boucher pour le suif par exemple. 

    Note 1: Le crayon estompe ne se fabrique que l’hiver et ne se brûle pas.

    Note 2 : Ces indications ne sauraient, être considérées comme définitives; nous avons donné une moyenne susceptible d'être modifiée selon l'intensité de la chaleur. 

     La fabrication des crayons doit se faire dans un endroit aéré, car la fumée âcre qui se dégage prend à la gorge et provoque des quintes de toux très violentes.

    • Le fourneau doit être assez vaste pour qu'on puisse y brûler du bois et se servir d'une casserole en cuivre d'assez grande dimension, surtout plus profonde que large.
    • Cette dernière doit entrer assez facilement, afin que la chaleur l'entoure complètement, et être munie d'une couronne en cuivre qui l'empêche de trop s'enfoncer dans le foyer.
    •  Il faut qu'elle soit très facile à retirer, dans le cas où les matières en ébullition  s'enflammeraient.
    • Le feu doit être aussi vif que possible.
    • Le couvercle de la casserole doit fermer hermétiquement.
    • On doit se munir d'un crochet en fer avec un manche en bois : il sert pour remuer les matières en fusion.

     Toutes ces conditions bien remplies, voici comment on procède à la fabrication des crayons :

    1. On met d'abord le suif et la cire ; lorsque la fusion est complète, on élève la température, puis on ajoute le savon par petites quantités. Dès que cette matière est fondue, on met la gomme laque également par parties et en remuant avec le crochet en fer.
    2. On n'en ajoute une nouvelle partie que lorsque la précédente est dissoute.
    3. La gomme laque ayant le défaut de mousser, il faut aller doucement, tout en conservant le feu très vif, car cette matière ne fond pas aussi aisément que les précédentes. (voir le chapitre : truc et astuce, plus bas pour éviter cet inconvénient)
    4. Si l'on s'aperçoit que la mousse s'élève à 5 ou 6 centimètres du bord de la casserole, il faut retirer celle-ci du feu; c'est la seule manière de faire descendre la mousse.
    5. Lorsque la gomme laque est entièrement fondue, on pousse le feu vigoureusement, et, dès que la fumée devient blanche, on fait rougir le crochet de fer et on le présente aux matières; elles prennent feu tout de suite;
    6. on laisse brûler une minute ou deux, et, si la matière montait trop ou si les flammes prenaient trop d'activité, on couvrirait tout de suite à l'aide du couvercle et l'on retirerait la casserole du feu.
    7. De cette façon on éviterait soit la perte de toutes les matières par la carbonisation, soit même un accident.
    8. Lorsque la flamme est éteinte, on laisse refroidir pendant quelques minutes en remuant toujours, puis on remet la casserole sur le feu, qu’on active;
    9. on ajoute alors le sel de nitre qu'on a eu soin de dissoudre dans la quantité d'eau très chaude indiquée au tableau.
    10. On verse  goutte à goutte pour commencer : cette précaution est indispensable. Il faut remuer pendant cette opération pour parfaire le mélange.
    11. On peut, lorsque toute la portion de sel de nitre est versée, activer le feu jusqu'à inflammation nouvelle ; ne pas laisser brûler plus d'une demi-minute, c'est bien suffisant pour obtenir l'épuration des matières;
    12. on éteint comme il est dit plus haut,
    13. on laisse un peu refroidir et l'on passe la composition à travers un tamis métallique.
    14. Il faut prendre soin d'avoir toujours une seconde  casserole de même dimension et très propre sous la main; car pour la fabrication des crayons et des encres, il est très important de passer au tamis avant l'introduction du noir de fumée;
    15. puis on remet sur le feu et l'on ajoute le noir de fumée peu à peu, en remuant constamment; le feu doit être poussé activement.

     LES TRUCS –ASTUCES-CONSEILS DU LIVRE

     Pour éviter que la gomme laque cerise ne monte par-dessus les bords de la casserole,

     

     On peut procéder ainsi :

    • lorsque la cire et le suif sont fondus, on met une pincée de gomme laque, on attend quelques instants, puis on met une pincée de savon. On continue ainsi jusqu'à ce que ces deux produits soient incorporés complètement.
    • Pour les crayons copal, on procède de même en ayant soin, toutefois, de conserver le suif qu'on introduit dans un matras qui sert à la fusion du copal.

     Matras : (n.m.) Vase de verre qui a le col long et étroit et qui s'emploie dans les opérations chimiques et pharmaceutiques.

    • Lorsque celui-ci, par une grande chaleur, est devenu liquide (on le juge en cet état lorsqu'il mousse), on y adjoint alors le suif, qui lui donne  la propriété de se refroidir sans se solidifier.
    • Le suif  a de plus l'avantage d'empêcher le copal de s'enflammer, ce qui arriverait toujours s'il était seul.

     Voici néanmoins un AUTRE moyen qui m'a très bien réussi et qui ne présente aucune difficulté :

     Je mets le copal dans une casserole en cuivre, sur un feu très vif, et j'ajoute quelques cuillerées d'huile d'olive pour accélérer la fusion.

    1. Lorsque la résine devient liquide, j'en coule une bonne partie sur une plaque de fonte; elle refroidit très vite.
    2. Je continue l'opération jusqu'à épuisement de matière, et je serre ce produit dans une boîte en fer blanc.

    Lorsque je fais des crayons copal, j'en prends la quantité qui m'est nécessaire et la mêle, dans la casserole, avec les autres produits. Le copal, qui a subi cette première opération, fond très facilement.

    La pâte, préparée comme il est dit plus haut (sans le noir), étant très chaude,

    • on y verse le copal doucement, morceau par morceau, on remue vigoureusement pour bien opérer le mélange de toutes les matières,
    • on chauffe fortement
    • à l'apparition de la fumée blanche, on y met le feu une seconde fois (une minute seulement).
    • On tamise avec soin, afin de retirer sûrement les pierres et matières très dures qui s'y trouvent généralement et qui, sans cette précaution, se présenteraient à tout moment en taillant les crayons.
    • On introduit, par parties, le noir de fumée comme à l'ordinaire et l'on procède à la terminaison de ce crayon en faisant subir à la pâte des chaudes répétées.

     On peut, si on le désire, obtenir un crayon moins ferme, en coulant la pâte dans des moules à crayons lorsque la septième ou huitième chaude est atteinte.

     

    Dans ce cas, on met de côté les bavures de pâte qui se trouvent autour du moule.

    Lorsque la quantité de ce crayon est faite,

    • On remet dans la casserole, avec la matière qui reste, toutes les bavures et l'on fait refondre sur feu vif.
    • On donne au moins deux chaudes en plus et, grâce à ce système, on obtient le crayon copal.
    • Celui qui se trouve fait le premier est légèrement plus gras et un peu moins ferme, il convient parfaitement pour les travaux qu'on exécute sur zinc.
    • L'avantage du crayon copal consiste surtout dans sa fermeté. On peut, en se servant de ce crayon, appuyer plus fortement quand on traite des demi-teintes; mais la préparation acidulée employée lors de l’acidulation de la pierre avant l’impression devra toujours être moins forte que pour les autres crayons.

    Le livre en entier sur Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5665226k

    Pour terminer la fabrication des crayons lithographiques, nous donnons une recette indiquée par M. Engelmann dans son ouvrage. ( a suivre…..)


  • crayons lithos

    Extrait du livre de Lemercier « La lithographie française de 1796 à 1896 et les arts qui s'y rattachent »

    PRODUITS LITHOGRAPHIQUES

    PRODUITS EMPLOYÉS A LA CONFECTION DES ENCRES ET DES CRAYONS LITHOGRAPHIQUES

    Propriétés des diverses substances qui entrent dans la composition  des encres et de crayons lithographiques

     

    art, technique, crayons, litho, cire, gomme, noir de fumée,sel nitrite, potasse, savon de marseille, nitrate de potasse, chio, mastic en larmes, gomme laque, résine

    1° Cire. 

    De préférence la cire jaune, qui donne un aussi bon résultat que la blanche et a le mérite de coûter moins cher. Tout le monde sait que ce produit provient des abeilles.

    Nous recommandons de la prendre très pure, très sèche et collante : c'est un point capital. La meilleure se reconnaît aisément : il ne faut pas qu'elle répande une odeur de suif.

    Qualité de la vraie cire : elle doit être grenue quand on la casse.

    La blanche s'obtient de cette manière=> après avoir ramolli la cire jaune, on la coupe en lanières, et on expose celles-ci au soleil en prenant la précaution de les arroser de temps en temps.

    en vente dans les boutiques beaux-arts

    2°La gomme laque

    Est une résine plus ou moins rouge, très transparente; c'est le produit du Coccus hacca, insecte qui dépose ses oeufs sur les branches de l'arbre appelé bikar, près du Thibet. Les naturalistes ne sont pas d'accord sur l'origine de la gomme laque;les uns pensent qu'elle est produite par l'insecte lui-même, tandis que d'autres admettent que ce sont les arbres où sont fixés Ces petits animaux qui fournissent ce suc résineux et que la sécrétion est seulement déterminée par la piqûre de l'insecte. Il y en a trois variétés : en bâtons, en écailles et en grains.

    ... Voici, d'après l'analyse chimique, la  quantité de résine que contient chacune de ces trois espèces :

    Gomme laque

    En écailles

    En bâtons

    En grains

    Résine

    90,9                             

    68

    88,5

     

    Grâce à cette analyse, il est facile de se rendre compte que la gomme laque en écailles est tout indiquée pour la confection des produits lithographiques.

    en vente dans les boutiques beaux-arts

     3° Suif de mouton.

    Très blanc et très ferme; c'est celui qu'il faut préférer à tout autre.

     Que l'on peut aisément trouver chez son boucher, le suif de boeuf appeler saindoux lui se trouve aussi  en grande surface: il sert à faire cuire les frites.

    4° Savon blanc de Marseille.

    Le savon sans odeur est le seul que nous recommandons; il doit être bien entendu, à base de soude. En bloc, il est mou et rempli d'eau;il est donc indispensable, lorsqu'on veut faire ou des crayons ou de l'encre, de le découper en copeaux assez minces quelques jours avant de s'en servir. Il faut le faire sécher en hiver dans une pièce très chaude ou un séchoir, et en été en l'exposant à l'air: cette manipulation est indispensable, car elle a pour but de faire évaporer l'eau que le savon contient et de permettre à l'opérateur d'employer le poids exact pour chacune de ses opérations.

    Se trouve facilement 

    5° Mastic en larmes.

    Substance résineuse jaune pâle, en larmes, pas d'odeur, saveur astringente amère, provenant des plus petites espèces des térébinthes et des lentisques. On le trouve surtout dans l'île de Chio. Son emploi en lithographie a pour but de donner à l'encre de la fluidité.

     Se trouve dans les boutiques des beaux-arts

    6° Nitrate de potasse ou sel de nitre.

    Engelmann a, le premier, employé ce produit, et voici les raisons qu'il en donne dans son bel ouvrage sur la lithographie : « Cette substance donne aux crayons une certaine somme de dureté. Comme on le met dans les autres matières lorsqu'elles sont parvenues à une haute température, ce sel se décompose et cède sa potasse aux acides gras pour achever de les saponifier, tandis que l'acide nitrique se décomposant a abandonné une partie de son oxygène aux corps gras et a contribué ainsi à les faire passer à l'état d'acide et les a rendus plus facilement saponifiables. De plus, une partie de l'eau qu'on introduit par le nitrate dans le mélange après la première et la plus forte flamme y reste combinée et donne aux crayons une élasticité qu'ils n'auraient pas sans ce mélange. »

    Le salpêtre, à l'époque de la nomenclature chimique, fut placé parmi les sels et nommé plus tard nitrate de potasse ou azotate de potasse. Le salpêtre se trouve sur les murs humides, à la surface desquels il forme de petites aiguilles blanchâtres, d'une saveur froide et piquante

    On le trouve en vente dans les boutiques  de produits alimentaires 

    7° Noir de fumée.

    Se trouve dans les boutiques beaux-arts

    Nous le recommandons de premier choix et très pur.

    art, technique, recette, gomme laque, crayon litho, moule, fabrication crayon litho,


     

    Ce livre est disponible en téléchargement intégral et gratuitement sur le site de Gallica

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5665226k