question/réponse

  • Zincographie/nickelographie

    Dans le traité complet de l'art lithographique que je viens d'acquérir et qui est un ouvrage daté de 1907, il y a un chapitre consacré à la zincographie et un autre pour la nickelographie.

    Ces sujets sont pratiquement introuvables sur le net et/ou peu développés dans leur intégralité.

    Je sais combien il est difficile pour les curieux des techniques anciennes de se procurer ces ouvrages depuis longtemps passés de mode.

    Je pense que les savoirs anciens ne doivent pas rester dans des rayons de bibliothèques poussiéreuses.

    Il est anormal de devoir attendre le hasard d'une rencontre lors d'un vide grenier pour pouvoir prendre connaissance du contenu de ces livres techniques anciens.

    Bien souvent ils font parties des fonds de bibliothèques mais par forcément faciles d'accès: tout le monde n'a pas les moyens ni la possibilité, ni le temps de se rendre dans ces vénérables institutions que sont les bibliothèques nationales.

    C'est pourquoi je viens de scanner deux chapitres du livre de

    Maurou P & Broquelet A .‎

    ‎Traité complet de l'art Lithographique au point de vue artistique et pratique.‎

    ‎Garnier frères, 1907,avec une suite au chapitre de la chromolithographie, sujet imprimé en 11 couleurs, nombreuses illustrations.

    Sujets principaux: pierres lithographiques, outillage, encre, l'affiche, la zincographie, nickelographie, crachis, outillage

    Je vous les livre en pdf:

     

  • litomanie et lithographie

    Avant- propos : Veuillez excusez le fait que les articles puisse éventuellement apparaitre dupliqués, mais je n'arrive pas à supprimer les parties "en trop": des problèmes lors de la transmission des articles est monnaie courante depuis que la plateforme a changé, et sont indépendantes de ma volonté.

    Mais revenont au sujet de cet article:

    Sur le blog d'Atos j'ai pu lire sous ses photos "litomanie sur toile"

    Une description qui m'intriguais car lithographie je connais, par contre litomanie c'était la première fois que j'entendais cette dénomination.

    Je lui ai donc posé les questions suivantes:

    "Lito" (en espagnol) signifiant litho .
    "LITHO"est le préfixe signifiant pierre. ...
    "MANIE" suffixe signifiant passion, folie.
    Mais alors quel est le rapport entre ce que je vois ici et la pierre ?
    Par contre la lithographie (impression à partir d'une pierre), cela je connais, je la pratique.
    Est-ce la technique qui est ici utilisée?
    Est-ce une technique de reproduction sur toile classique, du style photo reproduite sur toile?

    Sa réponse fut celle-ci:
    la base du travail est bien une impression, mais sur béton poli et non sur pierre,( la gravure est réalisée au laser.) ensuite la toile est retouchée par différentes techniques dont notamment l'aérographe.

    Forte de cette explication, je me suis donc précipitée sur le net pour étoffer ma connaissance sur ce procédé jusqu'alors inconnu de ma personne.

    Et voici ce que j'ai trouvé:

    Un endroit où l'on montre un peu la technique en l’occurrence sur ces deux vidéos la gravure se fait sur marbre mais ils le font aussi sur béton ciré  http://www.sofag.fr/gravure-laser.php.
    Une lithographie classique est un motif  dessiné à l'encre grasse sur une pierre,

    • Par contre dans le cas qui nous occupe : la gravure est effectuée en profondeur dans le béton à partir d'un dessin ou d'une photo, au moyen d'un laser

    Voilà pour le support d'impression.


    Ce qui m'est encore un peu mystérieux c'est la manière dont l'impression se fait sur la toile car si l'on presse une toile ordinaire sur la plaque de béton, je pense que la trame de celle-ci doit être visible, à moins que la toile soit très fine ou enduite d'une matière suffisamment épaisse pour couvrir les variations de niveau de la trame et suffisamment souple pour supporter la pression de la presse sans se fissurer.

    Ce procédé demande un matériel conséquant (notamment pour le format relativement grand des toiles d'Atos Litomanie sur toile: 98 x 128 cm) tant pour la gravure que pour l'impression,  qui ne doit pas se trouver dans beaucoup d'ateliers d'artistes graveurs-lithographes classiques (pour donner un exemple : les plus grandes presses lithos de chez Artley ont un plateau de 90 x 130 cm).

     

  • question/réponse

    Brushcomposite.jpg

    Question de Guy Bideau

    "Bonjour, en visitant le net je suis arrivé sur votre site par hasard ma recherche concernait l'estampe japonaise, la gravure sur bois. existe t-il des informations sur la mise en oeuvre la technique de l'estampe japonaise avez vous connaissance d'un document ou d'un site qui pourrait m'aider ? merci par avance si vous avez une information quelconque. dans tout les cas bravo pour votre démarche et votre travail"

    Bien cordialement,

     

     

     

    Brushcomposite2.jpgRéponse:

    Bonjour, j'avais déjà parlé de ce sujet dans plusieurs articles différents, qui malheureusement sont un peu perdus dans les pages du site et je me rends compte que la recherche par mot clé via les moteurs de recherche du type Google, n'amène pa malheureusement  l'internaute directement sur les bonnes pages.

    http://hbron1.skynetblogs.be/archive/2007/02/26/l-impression-d-une-estampe-videos.html

    http://hbron1.skynetblogs.be/tag/impression%20d%20estampes%20japonaises

    http://hbron1.skynetblogs.be/tag/carving%20processes

    http://hbron1.skynetblogs.be/archive/2006/09/12/estampes-japonaises.html

    http://hbron1.skynetblogs.be/archive/2007/06/22/les-brosses-pour-estampes-japonaises.html

    Pour tout savoir sur les outils et la technique de la gravure sur bois et de son impression (site est en anglais):

    http://www.barenforum.org/encyclopedia/outline.html#woodcut

    un autre site toujours en anglais

    http://www.sharecom.ca/phillips/technique.html

    Pour voir de petites vidéos expliquant pas à pas la technique de gravure et d'impression, il faut suivre le lien suivant:

    http://www.dartmouth.edu/~ukiyoe/print/synopsis.html

    Pour l'information de tous j'ajouterai un site fournissant tout  le matériel utile à la gravure sur bois et l'impression des planches façon japonaise:

    http://www.imcclains.com/catalog/brushes/index.html

    Note: les photos illustrant cet article proviennent du site www.imcclains.com

  • question/réponse

    La correspondance que j'entretiens avec les internautes et qui peut avoir un intérêt  pour les amoureux de la gravure:

    mars 2009:

    Question

    Nous avons une question concernant la pression exercée sur le papier : 12 kg au cm2 ou 100 kg au cm2 ? J'ai peut-être mal lu Beguin ?
    Pouvez-vous m'indiquer le procédé de collagraphie ?
    Je vous remercie pour votre blog je le consulte toujours avec beaucoup de plaisir et d'intérêt.
    Christiane Fontaine-Laffond



     

    Réponse

    Bonsoir Madame, la pression sous la presse est de l'ordre d'une tonne:
    "La presse est composée encore aujourd’hui de deux rouleaux superposés qui obligeront le papier à venir chercher l’encre dans les tailles du cuivre en passant au milieu de ces mêmes rouleaux, sous une pression de l’ordre d’une tonne". ( selon l'ac de Créteil )
    Lorsque j'étais aux Beaux-Arts de Bruxelles, c'est également les chiffres qui nous étaient indiqués.
    Maintenant ma presse ainsi que toutes celles que j'ai utilisées aux cours, ne comportaient pas de manomètre permettant de calculer la pression exacte: celle-ci était toujours réglée empiriquement, et c'est toujours comme cela que je travaille avec ma presse actuellement.
    Le réglage de la pression est un subtil équilibre entre le nombre de langes, leur dureté et l'épaisseur de la plaque gravée: l'idéal est de ne pas trop écraser la plaque surtout en aquatinte et en manière noire ( celle-ci, si elle n'est pas aciérée s'userait très vite) en jouant sur le moelleux et l'épaisseur des langes : il faut que la cuvette soit bien marquée et que le lange le plus en contact avec le papier soit assez souple pour faire bien pénétrer l'encre dans les tailles, sans abîmer trop rapidement la plaque. Lorsque je travaille avec une presse que je ne connais pas, je fais toujours des essais en notant le nombre de tour de vis et en prenant des repères sur celles-ci, en fonction du papier, des langes, et des plaques utilisées: je note tout cela soigneusement dans un carnet: cela facilite le travail par la suite.
    decoration

    La pression trop forte est un problème si l'on veut un tirage important de la plaque gravée et que celle-ci n'est pas aciérée. Pour ma part dans mes travaux cela n'a pas une trop grande importance dans le sens que je ne fais jamais de tirage important de mes plaques ( une dizaine au maximum pour les travaux de grande dimension) une centaine au maximum pour les gravures (ne comportant pas de manière noire), destinées aux petits formats  et à un public plus large.
    La technique du collagraphe englobe de nombreux moyens et matériaux : le principe de base étant de coller des éléments divers sur un support susceptible  d'accepter ces collages, cela va du carton à la plaque de zinc, d'aluminium, de cuivre, en passant par le plastic, enfin tout support apte à supporter la pression de la presse.
    La colle utilisée doit pouvoir se marier avec le support, mais également avec les encres et les produits  pour le nettoyage de la plaque.
    Par exemple: pour un support carton j'utilise de la colle à bois blanche: celle-ci convient bien pour des collages papiers, et de textures comme les dentelles, les feuilles et fleurs, etc, de plus on peut lorsqu'elle n'est pas encore sèche y laisser des empreintes de matériaux plus volumineux que l'on ne pourrait pas inclure autrement dans le collagraphe : l'épaisseur des matériaux collés étant impérativement peu épais. Cette colle permettant aussi  de dessiner "dans le frais" avant son séchage complet. Pour une meilleure tenue de la gravure et des collages, on peut déposer un film de colle sur l'ensemble du collage. Comme cette colle est une colle à l'eau, la gravure supportera les nettoyages aux solvants, par contre il ne faut pas mouillé le papier aussi fortement que pour une gravure classique.

    • Le collagraphe peu être également un mélange de colle et de carborundum ( ce que l'on nomme parfois gravure au carborundum) j'utilise alors un vernis de réparation des coques à bateau en mélange avec de la poudre de carborundum de calibres divers, sur une plaque de zinc que j'ai au préalable fortement dégraissée et légèrement griffée de manière à ce que le vernis adhère bien.
    • Ces mélanges peuvent être étendu au pinceau, et retravaillés tant qu'ils ne sont pas secs.
    • En général, à l'encrage il est plus difficile d'essuyer la plaque aussi facilement que dans la manière classique, mais on joue alors avec les effets obtenus dans les jeux de couleurs utilisées ( ce sont des techniques qui conviennent mieux à la couleur, qu'au noir et blanc).
    • attention pas de nettoyage à l'encrage avec des solvants, par contre l'avantage c'est que l'on peut réutiliser la plaque une fois l'impression terminée: il suffit de nettoyer celle-ci avec le solvant approprié

    Voilà, ce que je peux vous dire pour l'instant, n'hésitez pas si vous avez besoin de plus de renseignements: j'essaierai de vous répondre au mieux: j'envisage de publier un article général sur ce sujet  dans les semaines à venir sur mon log.
    Bonne soirée, Madame.

     


     

    une page de mon blog sur la collographie d'autres explications et exemples:

    http://hbron1.skynetblogs.be/post/6754064/le-collagraphe-technique-simple


    Bonsoir Madame,
    Je trouve avec plaisir votre réponse et je vous remercie pour tous ces renseignements très précieux.
    Je cherchais à noter la pression au cm2 pour une presse  utilisée en taille-douce, car j'avais indiqué dans une notice de ma fabrication la pression de 16 kg au cm2 que j'avais empruntée maladroitement au livre d'André Béguin et qui correspondait aux presses de typographie.
    C'est alors que mon maître taille-doucier, Robert Frélaut, a pratiquement "explosé" en me précisant que la pression était bien supérieure à ce que j'avais indiqué !!
    Je corrigerai mon topo en conséquence.
    J'apprécie votre disponibilité.
    A bientôt sur votre blog.
    Christiane Fontaine-Laffond

     

  • question/réponse

    Le gaufrage:

    bravo en premier pour votre travail qui est très interessant et merci de nous faire partager toutes ces techniques "oubliées"...c'est assez rare je trouve de trouver toutes ces explications sur la toile.
    Je cherche une explication sur le mixage de technique "gravure et gaufrage" ou même sur le gaufrage seul (sur quel support doit on le faire si on veut le passer sous une presse par exemple?) pour faire des traits en relief

    Gael

     


    100_8042

    Bonjour Gael

    Le gaufrage se fait à partir d'un support fortement gravé, soit sur une plaque de zinc ou de cuivre dont on aura entaillé très fortement la plaque à l'acide. (lorsqu'il s'agit d'un gaufrage peu important)
    Soit en utilisant une plaque de  bois à la manière japonaise .
    Le gaufrage se fait généralement sans apport d'encre, mais on peut évidemment encrer le support si l'on veut.
    C'est surtout le papier qui aura une grande importance, car il devra supporter un dénivelé plus ou moins fort. Il faudra donc un papier à fort grammage.
    Je viens de poster sur mon blog une petite vidéo d'un artiste qui utilise le gaufrage à chaud comme première expression, mais cela bien qu'étant de la gravure, n'a plus rien à voir avec l'eau-forte et l'estampe comme on l'entend habituellement. Il fait en effet appel à une matrice et une contre-matrice.
    http://hbron1.skynetblogs.be/post/7898169/gaufrage-tout-en-delicatesse
    Il y a moyen de gaufrer le papier avec une presse à vis du style presse de notaire
    à la condition que
    *la plaque soit fortement mordue si c'est une plaque de cuivre ou de zinc
    *en utilisant un papier fort humidifié
    *en glissant entre la feuille de papier et la presse un support souple du style caoutchouc
    de manière à ce que la pression pousse le papier correctement dans les creux. Voir le résultat sur le blog de Ghislaine:
    il y est question d'une linogravure (mais cela peut être une plaque de bois gravée)
    http://premieresimpressions.blogspot.com/
    On peut également faire des gaufrages en utilisant une plaque travaillée au carborundum, cette technique au contraire de la gravure en creux ajoute de la matière à la plaque, la matière ajoutée formera en fait le creux à l'impression.
    Pour la technique du carborundum voir la page ci dessous:
    http://hbron1.skynetblogs.be/post/4302620/le-carborundum-technique-1
    Un exemple du résultat que l'on peut obtenir se trouve au lien suivant:
    http://www.galerie-eclatdart.com/les-artistes-3/hamann-16.html

    En espérant que ces infos vous permettrons d'avoir une idée plus précise de la technique.
    Si je n'ai pas entièrement répondu à votre questionnement, vous pouvez toujours me recontacter et poser une question plus précise sur ce que vous recherchez.

     


     

    ps: il existe également une méthode appelée aquagravure qui consiste à graver une planche de bois, un platre, ou tout autre médium en forte profondeur et d'en faire un moule en silicone, maintenu par un cadre.

    Ce moule sera encré avant de recevoir la pâte à papier qui sera tassée à l'aide d'une presse verticale ( genre presse de notaire) le papier et l'encre séchent alors  ensemble. Le pressage se fait par palier.

    L'épaisseur du papier est alors plus importante que dans une gravure "normale"

     

     

  • question-réponse: la gravure au sucre

     

    Bien le bonjour je suis étudiant en art et je viens de tomber sur la gravure au sucre et c'était pour savoir comment faire exactement car je ne sais pas comment vernir la plaque vu que je n'ai jamais fait d'eau-forte et que je ne sais pas comment appliquer la colophane vu que je n'ai jamais fait d'aquatinte...
    Voila si vous avez le temps de me répondre ça serait formidable!!
    Gil

     



     

    Bonsoir Gil

    Tu ne dis pas en quelle année tu es, ni, si dans ton école il y a un atelier de gravure.
    Avant tout, puisque tu es étudiant en art, je pense qu'il serait  judicieux de demander conseil  ou,  à tout le moins,  la possibilité qu'un de tes professeurs puisse te suivre dans ton apprentissage. .

    Conseils de prudence que je rappellerai tout le long de cette réponse:


    Surtout ne pas prendre de risque et ne jamais oublier que l'eau-forte fait appel à  des produits nocifs et dangereux.

     



    En attendant, voici la marche à suivre:

     

     

    Phase de préparation de la plaque:

    ( valable pour toute les techniques de l'eau forte et des manières directes)



     

    • On prépare la plaque en la découpant à la grandeur voulue avec un outil que l'on appelle une griffe.
    • on  lime les bords avec une lime à métaux, en tenant celle-ci quasi parallèle à la plaque, cela forme un rebord plus ou moins large selon l'angle d'attaque des bords de la plaque.
    • ensuite on enlève les griffures provoquées par les dents de la lime en passant rapidement avec l'arête de l'ébarboir.
    • On fini par rendre complètement lisses les bords avec le brunissoir.

    Cette opération est fastidieuse mais importante pour

    1° ne pas abimer les langes de la presse ( qui sont fort couteux) lors de l'impression.

    2° faciliter le nettoyage des bords de la plaque afin d'avoir une impression propre au final ( cela serait dommage de gâcher tout le travail par une finition cochonnée

     


     

    Pour faire une gravure au sucre

    Elle est généralement utilisée avec l'aquatinte, sur une plaque de zinc ou de cuivre, dont les bords ont été biseautés.

    Phase I

    1.      Dégraisser la plaque (mélange eau+vinaigre+craie) lorsque l'on passe la plaque sous le jet d'eau celle-ci doit s'écouler sans accrocher à la plaque.

    2.      Sur la plaque bien essuyée on dessine avec le vernis au sucre.(voir recette plus bas)

    3.      Ensuite on laisse sécher

    4.      Vernir la plaque avec le vernis à couvrir (ce vernis s'achète dans les magasins d'articles pour Beaux-arts) comme pour une eau forte habituelle : étaler avec un pinceau plat

    5.      Faire sécher

    6.      Plonger dans  l'eau chaude la plaque

    7.      Le mélange au sucre sous l'action de l'eau gonfle et se dissout, laissant le métal vierge à l'endroit où il se trouvait posé.

    8.    Ne pas enlever le vernis, mais sécher la plaque avec un chiffon sec

    (on doit voir apparaître le métal là où le dessin au sucre avait été fait)

    Phase II

    1.      Appliquer de la résine ou de la colophane ( s'achète en droguerie ou dans les magasins spécialisés en fourniture pour Beaux-arts) comme pour une aquatinte normale sur la plaque , soit à l'aide d'une boîte à résine, ce qui donnera une aquatinte régulière, soit en saupoudrant la résine au travers d'un tissu ou mieux d'un bocal recouvert d'un bas nylon.

    2.      Chauffer la plaque comme pour l'aquatinte

    3.      Ne pas oublier de couvrir de vernis le dos de la plaque.

    4.       Faire mordre la plaque à l'eau forte =>(acide nitrique dilué dans de l'eau (pour le zinc) OU perchlorure de fer dilué (pour le cuivre)), ces produits se vendent en droguerie


    Lorsque la plaque est mordue, il ne reste plus qu'à la rincer sous l'eau, la nettoyer avec un linge imbibé de white spirit, ensuite dégraisser la plaque ( eau+vinaigre+craie), rincer, sècher et ensuite imprimer.

    REMARQUES

    1.      On n'est pas obligé de faire une aquatinte lorsque les traits au sucre ne sont pas trop larges.

    2.      On peut également commencer par la phase II et poursuivre par la phase I

     



    Pour t'aider recherche également les vidéos sur You tube
    l'aquatinte:
    http://www.youtube.com/watch?v=szeohBLNNKQ
    la préparation de la plaque:
    http://www.youtube.com/watch?v=dM6H-_h209U&feature=related
    la préparation du papier avant l'impression:
    http://www.youtube.com/watch?v=g9wzKPxdcLQ&feature=related
    Comment passer le vernis sur la plaque
    http://www.youtube.com/user/Taillimage#p/a/u/1/9Ub-yJ5BeAE

    Voir également les liens sur mon blog:

     

    http://hbron1.skynetblogs.be/post/3663229/complement-technique-a-laquatinte

    http://hbron1.skynetblogs.be/post/3663061/un-peu-de-technique

    http://hbron1.skynetblogs.be/post/6539731/la-gravure-au-sucre

    http://hbron1.skynetblogs.be/post/6539865/recette-pour-la-gravure-au-sucre

    http://hbron1.skynetblogs.be/post/7253856/voila-quelques

     


    PROCÉDURE  EAU-FORTE

    http://hbron1.skynetblogs.be/post/3684539/leauforte


    Dosage de l'acide

    L'acide nitrique se vend en bidon généralement concentré à 40° baumé. Celui-ci est donc trop fort: il faut le diluer, de manière à obtenir environ 12° baumé.Normalement cela se fait à l'aide d'un pèse acide.
    Sans pèse acide, on peut obtenir la bonne densité en respectant les proportions suivantes:

    1/4 d'acide pour  3/4 d'eau

    cela donne environ 1 litre d' acide à diluer dans 3 litres d'eau.


    Ces valeurs sont valables pour un bain qui sera utilisé dans une pièce à une température ambiante d'environ 20°
     


    ATTENTION TOUJOURS COMMENCER PAR REMPLIR LE BAC EN PLASTIC AVEC DE L'EAU ET ENSUITE AJOUTER L'ACIDE
    ATTENTION AUX YEUX  ( PORTER toujours DES GANTS ET DES LUNETTES de protection)


    LES RECETTES D'ENCRES AU SUCRE :

    1° recette de  (Gustave Marchoul) professeur de gravure

    ·         2 cuillère à soupe de sucre) + 2 cuillère à soupe d'eau à cuire en sirop

    (Ou bien utiliser en remplacement 4 cuillère à soupe de miel liquide)

    ·         4 cuillères à soupe de gouache

    ·         blanc d'œuf battu en neige et retombé (attendre 24 heures)

    ·         2 gouttes d'eau savonneuse (genre liquide vaisselle)

    Mélanger le tout à conserver dans un flacon bouché
    cette solution peut être diluée

    Encre de chine

    ·         au bain marie dilué une même quantité de sucre et d'encre de chine

    2° Encre au sucre (variante)

    ·         6 gouttes de gomme arabique liquide

    ·         1 goutte de liquide vaisselle

    ·         3 cm de gouache en tube

    ·         la moitié de cette quantité en sirop de sucre (Candido)

    3° Appliquer les encres au sucre le plus épaisses possibles, ce qui permet un éclatement plus facile sous l'eau.


    RECETTE DU VERNIS A COUVRIR

    A faire soi-même OU plus simple mais plus cher: acheter le vernis tout prêt

    Attention c'est très dangereux car l'essence, la cire et le bitume sont des produits qui s'enflamment facilement, toujours travailler en extérieur et ne jamais laisser chauffer sans surveillance.

       A base de bitume de Judée, de cire blanche naturelle et d'essence de térébenthine (ces produits s'achètent en droguerie ou dans les magasins spécialisés en fourniture pour Beaux-arts)

    ·         La recette que j'utilise:

    ·         10 gr de cire

    ·         20 gr de bitume

    ·         80 gr d'essence de térébenthine.

    ·         Faire fondre au bain marie : c'est-à-dire placer le récipient contenant la cire, et le bitume de Judée, (par exemple dans une grande boite de conserve, celle sans protection intérieur synthétique surtout!) dans un récipient plus grand rempli d'eau que l'on chauffe, jusqu'à ce que la cire et le bitume se mélange bien.

    ·         Ensuite ajouter l'essence de térébenthine hors du feu.

    ·         Mélanger, verser le tout dans une bouteille en verre que l'on puisse fermer. Laisser reposer plusieurs jours en secouant de temps en temps la bouteille.

    ·         Etiqueter. Ce vernis est à durée illimitée.


    Surtout ne pas prendre de risque et ne jamais oublier que tous ces produits sont quand même des produits nocifs et dangereux.


    Bon courage, et n'hésite pas à me demander si tu as besoin de plus de précision.

    Hbron


  • Marbrure et gomme de guar

    Question/réponse de la semaine:

    Gomme de guar/ méthylcellulose technique de la marbrure.

    Bonjour Madame,

    J'aimerais savoir où me procurer de la gomme guar ou carraghénane pour des travaux de marbrure. Avec des bains de colle (et des couleurs à l'huile), le résultat est insatisfaisant! La gomme guar que je trouve sur le net est hors de prix (quelques euros pour quelques gellules) ; j'imagine qu'il existe des conditionnements plus adaptés.


    Comme vous habitez Bruxelles, je vous conseille d'aller voir à la
    Droguerie Le Lion
    rue de Laeken 55
    1000 Bruxelles

    Cette droguerie est la plus spécialisée que je connaisse, en produits spécifiques pour artistes et restaurateurs.
    Autrement  puisque ce produit est alimentaire essayer les pharmacies, en spécifiant que la voulez en poudre ou paillettes, peut être également les herboristeries.
    A Bruxelles, pensez également aux magasins du quartier chinois ( mais çà c'est juste une idée sans aucune garantie de résultat): ils vendent souvent des produits de base.

    Voici une adresse d'une entreprise de Waregem qui vend (mais je ne sais pas si ils vendent au particulier) de la gomme de guar en conditionnement de 250 gr.
    Peut être pourriez-vous leur envoyez un mail, si ils ne vendent pas au particulier, ils pourront certainement vous renseigner sur les adresses de leurs revendeurs.
    © Fagron Industry - Textielstraat, 20 - 8790 Waregem - België - T: +32 (0)70 233 101 - F: +32 (0) 70 233 143 - E-mail: industry@fagron.be
     

    Merci pour votre réponse. Je vais explorer vos pistes.

    • Sans vouloir abuser de votre temps, pensez-vous que l'utilisation d'une gomme guar plutôt que de la colle à tapisser change fortement la donne?
    • Connaissez-vous des marbreurs (vous?) qui organisent des stages?

    Personnellement je ne donne pas de stage.
    Je pense en effet que le méthylcellulose convient à cette technique et que les différences ne sont pas très grandes, c'est d'ailleurs ce que j'utilise le plus souvent lorsque je pratique la marbrure. Ce qui est important c'est la dilution des encres utilisées et le dosage des divers éléments, la température  de gélatine, la dureté de l'eau.

    Un stage est en effet, le meilleur moyen pour connaître les bons gestes.

    • Le musée Mariemont propose différents stages  tout au cours de l'année ( mais pas uniquement sur la marbrure car la reliure y est l'activité principale)

    Voici l'adresse du lien détaillant les stages : http://www.musee-mariemont.be/fileadmin/sites/muma/upload/muma_super_editor/muma_editor/images/activites/Atelier_du_livre/documents/Les_stages2010.pdf le  n°3 pourrait éventuellement vous convenir, c'est à vérifier en leur demandant plus de détail sur son contenu .
    Si cela vous intéresse, je vous conseille de ne pas trop trainer pour vous renseigner.Pour leur écrire cliquez sur le lien intitulé: "atelierdulivremusee-mariemont.be" lien en bas de l'article se trouvant à la page suivante:
    > http://www.musee-mariemont.be/accueil/atelier_du_livre/formations/stages/

    Une nouvelle fois, je vous remercie pour votre réponse.

    .....J'ai bien relu vos notes. C'est clair mais ça reste trop théorique quant à la préparation des encres par exemple... (on revient à l'idée du stage).

    Mariemont... bien sûr mais les dates ne me conviennent jamais trop bien

    Le stage dont il est question : papier à la colle. C'est une très chouette technique que j'ai expérimentée lors de mes dernières vacances : on arrive à un résultat net bien plus facilement qu'en marbrure.

    Je vais essayer de me procurer le livre de Marie Ange Doizy 859091518_L
    qui paraît plus complet que les autres que j'avais trouvés.

    Je vous tiendrai au courant des mes essais


     

    Infos complémentaires:

    Brève historique de la technique de la marbrure: http://pages.infinit.net/marbrure/historique/historique.html

    Petit pdf sur la technique en photos http://fiches-scrap.chezbea.com/fiches/papier_marbre.pdf

    image extraite du pdf:

    fond bon4