spleen

  • vie en rose

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    acrylique et pastel gras sur carton de récup. 

  • Mélancolie

    Il pleure dans mon cœur  

    (Paul Verlaine)

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    Il pleure dans mon cœur
    Comme il pleut sur la ville ;
    Quelle est cette langueur
    Qui pénètre mon coeur ? 

    O bruits doux de la pluie,
    Par terre et sur les toits !
    Pour un coeur qui s'ennuie
    Oh ! le chant de la pluie ! 

     

                                           Il pleure sans raison
                                           Dans ce coeur qui s'écoeure.             
                                           Quoi ! nulle trahison ? ... 
                                           Ce deuil est sans raison.

                                           C'est bien la pire peine
                                           De ne savoir pourquoi
                                           Sans amour et sans haine
                                           Mon coeur a tant de peine !


  • Dans la souffrance

    mes travaux

     Victor Hugo

    Oh ! je fus comme fou...

    Oh ! je fus comme fou dans le premier moment,
    Hélas ! et je pleurai trois jours amèrement.
    Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance,
    Pères, mères, dont l'âme a souffert ma souffrance,
    Tout ce que j'éprouvais, l'avez-vous éprouvé ?
    Je voulais me briser le front sur le pavé ;
    Puis je me révoltais, et, par moments, terrible,
    Je fixais mes regards sur cette chose horrible,
    Et je n'y croyais pas, et je m'écriais : Non ! --
    Est-ce que Dieu permet de ces malheurs sans nom
    Qui font que dans le coeur le désespoir se lève ? --
    Il me semblait que tout n'était qu'un affreux rêve,
    Qu'elle ne pouvait pas m'avoir ainsi quitté,
    Que je l'entendais rire en la chambre à côté,
    Que c'était impossible enfin qu'elle fût morte,
    Et que j'allais la voir entrer par cette porte !

    Oh ! que de fois j'ai dit : Silence ! elle a parlé !
    Tenez ! voici le bruit de sa main sur la clé !
    Attendez! elle vient ! laissez-moi, que j'écoute !
    Car elle est quelque part dans la maison sans doute !

  • Orange poétique

    corps orange

     Adieux à la poésie

    Théophile Gautier receuil : Espana

     

    Allons, ange déchu, ferme ton aile rose ;
    Ôte ta robe blanche et tes beaux rayons d'or ;
    Il faut, du haut des cieux où tendait ton essor,
    Filer comme une étoile, et tomber dans la prose.

    Il faut que sur le sol ton pied d'oiseau se pose.
    Marche au lieu de voler : il n'est pas temps encor ;
    Renferme dans ton coeur l'harmonieux trésor ;
    Que ta harpe un moment se détende et repose.

    Ô pauvre enfant du ciel, tu chanterais en vain
    Ils ne comprendraient pas ton langage divin ;
    À tes plus doux accords leur oreille est fermée !

    Mais, avant de partir, mon bel ange à l'oeil bleu,
    Va trouver de ma part ma pâle bien-aimée,
    Et pose sur son front un long baiser d'adieu !

  • dans son monde

    visage ocre vert

     

    elle traverse la vie .............

     

     

    Hector de SAINT-DENYS GARNEAU (1912-1943)
    (Les solitudes)

    Je sors vous découvrir...

    Je sors vous découvrir ailleurs les poètes
    Chacun ailleurs en dehors de cette petite vie
    J'irai vous découvrir parmi la vie de tout le monde
    Et la mort de tout le monde
    Où tous ont étalé la fuite de leur vie sur le plancher
    Pas chez moi, je vous en prie.

    C'est là que vous allez vous éveiller
    Me décomposer tout l'univers
    Devant moi et le reconstruire
    À débordement de tous cadres.

  • madone

    madone

    technique mixte sur papier

  • d'outre tombe

    doutre tombe

    huile sur papier (ancien travail année 1996)