acrylique diluee

  • divagations

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    Douceur de vivre,

    instants précieux,

    nostalgie des moments perdus.

    Vie, flêche, traverse le temps,

    Souvenirs lointains, saut dans le temps.

    Enveloppe ridée, tanée, esprit toujours candide malgré les désillusions.

    Les nuits sont froides, longues,

    les jours fragiles, blêmes.

    Instants uniques, je te garde comme l'homme aux temps immémoriaux gardait le feu.

     

  • énigme

    Blessée, défigurée, morte, ou endormie???

    C'est selon.

    encre et acrylique sur papier Canson

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  • Sisina

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    Sisina

    Charles Baudelaire ( les fleurs du mal)

    Imaginez Diane en galant équipage,
    Parcourant les forêts ou battant les halliers,
    Cheveux et gorge au vent, s'enivrant de tapage,
    Superbe et défiant les meilleurs cavaliers !

    Avez-vous vu Théroigne, amante du carnage,
    Excitant à l'assaut un peuple sans souliers,
    La joue et l'oeil en feu, jouant son personnage,
    Et montant, sabre au poing, les royaux escaliers ?

    Telle la Sisina ! Mais la douce guerrière
    A l'âme charitable autant que meurtrière ;
    Son courage, affolé de poudre et de tambours,

    Devant les suppliants sait mettre bas les armes,
    Et son coeur, ravagé par la flamme, a toujours,
    Pour qui s'en montre digne, un réservoir de larmes


     

  • E(t)re glaciaire

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    Je suis dans le penchant de mon âge de glace.

    Francois Maynard ( 17ème siècle)

    Je suis dans le penchant de mon âge de glace.
    Mon âme se détache et va laisser mon corps ;
    En cette extremité que faut-il que je fasse,
    Pour entrer sans frayeur dans la terre des morts ?

    ....

  • page blanche

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    Encre et acrylique sur papier Canson 

    Mon corps

    Corps violent, redoutable, honteux,
    Corps de poète habitué aux larmes,
    Qui te secoue ainsi, qui te désarme ?
    (Bruxelles dort orné de mille feux)

    Dans le pays de la bonne souffrance
    (Rappelle-toi cette maison des champs)
    Archange infirme ivre de ton silence,
    N'attendais-tu qu'un amour plus pressant ?

    On connaît bien le gouffre où je me penche,
    La Muse morte y couche entre ses dieux.

    Regardez tous (c'est une page blanche)
    Et enterrez les poètes chez eux

    Odilon Jean Périer

    Recueil: notre mère le ville


  • l'homme

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    Encre et acrylique diluée sur papier Canson, inspirée par la poésie suivante:


    La charette à bras, extrait de "Jeux de Vilaine",  poésies de Jacqueline Valentin-Smith

    ( livre d'artiste tiré à 10 exemplaires, Editeur: André de Rache)

    (collection personnelle)

     

    L'homme attelé

    tirait sa charge

    je n'ai pas hurlé

    de honte.

    Quel employeur

    quelle misère

    ont passé le harnais

    aux épaules

    de cet homme

    pour le changer

    en bête?

    Plus loin

    sous d'autres ciels,

    des hommes

    traînent des hommes,

    enfants du malheur

    asservis à

    des êtres humains sans honneur.

    Passant aux yeux

    ouverts

    acceptant l'esclavage

    tu n'as pas

    hurlé de honte!

    Entre les guerres

    et les chantages

    la quotidienne

    routine dégradante

    acceptée:

    Voici l'homme

    à ton image.


    Ce livre est quasiment introuvable, c'est pourquoi je me permet d'en publier un petit extrait quoique ce livre d'artiste fut publié assez récemment (en 1983).

    En 1985, elle à reçu le prix René Bardet pour cet ouvrage.

    Les illustrations de ce livre sont de Rita Aldrovandi

     

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  • Libération

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    Libération

    ( Recueil : Stèles)

     de Victor Segalen

    On souffre, on s'agite, on se plaint dans mon Empire. Des
    rumeurs montent à la tête. Le sang, comme un peuple irrité,
    bat le palais de mes enchantements.

    La famine est dans mon coeur. La famine dévore mon coeur :
    des êtres naissent à demi, sans âmes, sans forces, issus d'un
    trouble sans nom.

    Puis on se tait. On attend. Que par un bon vouloir s'abreuvent
    de nouveau vie et plénitude.



    Comme le Fils du Ciel visitant ses domaines, et jusqu'au fond
    des prisons de sécheresse portant lumière et liberté,

    Libère en moi-même, ô Prince qui es moi, tous les beaux
    prisonniers-désirs aux geôles arbitraires, et qu'en grâce et
    retour,

    Tombent sur mon Empire les gouttes larges de la satisfaction

     

  • soldat

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    encre sur papier Canson ( après avoir lu un livre sur la vie d'Egon Schiele)

    Bien sûr c'est bien moins beau que le tableau original, mais j'ai pris baucoup de plaisir à faire cette encre.