aquatinte

  • La gravure au carborundum

    Dans ma bibliothèque technique:

    La gravure au carborundum Henri Goetz 1974 chez Maeght editeur

    Une partie de ce que j'en ai retenu

    l'aquatinte au carborundum

    La table des matières

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    Ce livre date de 1974 : ci-dessus la table des matières (cliquez sur l'image pour pouvoir lire)

    Eventuellement des questions quand au contenu du livre? alors utilisez la boite mail du blog S.V.P..

     

     

     

  • l'aquatinte à l'aérographe

    L'aquatinte à l'aérographe peut tout à fait être utilisée en gravure, elle va ainsi se substituer à l'aquatinte traditionnelle réalisée à la colophane.
    Dans le grainage classique on a le choix de faire cette aquatinte, soit au début sur le cuivre nu ou soit après avoir posé le dessin.
    Pour réaliser cette aquatinte à l'aérographe, on utilise un compresseur relié à l'aérographe et on projette sur le dessin, un vernis

    • Soit composé de 1/3 d'essence de térébenthine et 2/3 de vernis graveur liquide.
    • Soit un couleur acrylique très diluée.

    (Voir la vidéo)
    Adresse vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=NtN_Q08ps6A

    Régler le débit de manière à avoir une trame régulière et fine composée de micro gouttelettes à la surface de la plaque.
    Le plus souvent, on va disposer la plaque à traiter ainsi, au milieu d'une feuille blanche glacée de façon à pouvoir apprécier à la loupe la qualité du grainage ainsi obtenu.
    Une fois cette opération terminée, il faut laisser sécher cette aquatinte avant de procéder aux différentes étapes de la morsure au perchlorure.

  • Les tons en aquatinte (aquatinte au carborundum)

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    Les tons d’aquatinte avec la technique du carborundum
    Pour une aquatinte uniforme
    Mélange de base à appliquer sur la plaque de métal au pinceau (selon le dessin voulu)

    • 30cc blanc de titane impalpable
    • 40cc Acétate d’amyle
    • 20cc Alcool à brûler
    • 35cc Rhodopas « B » en poudre

    Réduire soigneusement le rodhopas en poudre dans un vieux moulin à café (ou à l’aide d’une molette et d’un marbre)

    Gris très clair

    • Mélange de base étendre en couche mince (1 part) + Carborundum 400 (une pincée)

    Gris moyen

    • Mélange de base (1 part) + Carborundum 400 (¼ part)

    Gris très foncé

    • Mélange de base (1 part) + Carborundum 400(environ ½ part)

    Noir
    à préparer lors de l’utilisation

    • Comme le mélange de base mais remplacer le blanc de titane par du noir de fumée (1 part) + Carborundum 400 (1 part)

    Séchage en quelques minutes :

    • Sur plaque chauffante ou au sèche-cheveux

    On peut utiliser un moyen plus simple en utilisant l’un des deux mélanges suivant :

    1. Couleurs « Flashe » (1/3 part) + Vernis V45 Durozier (1 part)
    2. Couleurs « Flashe » (1/3 part) + 1 part de la dissolution suivante : de rhodopas (2 parts) de trichloréthilène (1 part)

    Ils doivent être bien mélangés et allongés avec la moitié de leur volume d’alcool à brûler

    Pour obtenir des grainages différents on y mélange du carborundum en poudre de différents grammages.

    Si le produit sèche trop rapidement dans le flacon et lors de l’utilisation

    • y ajouter de l’alcool à brûler en complément.

    Une aquatinte au pastel à l'huile

    • Dessiner au bâton à huile sur une planche vernie au rodhopas et ensuite saupoudrer le dessin de carborundum n° 80 que l'on fait pénétrer délicatement dans le pastel avec les doigts.
    • S’il y a des dépassements indésirables on les enlève avec une lame fine.
      Enlever le surplus de carborundum avec un bout d'ouate très délicatement
      Ensuite chauffer à la flamme sur la surface dessinée pour faire adhérer et durcir le grain du dessin
  • les réserves en aquatinte

    Les réserves en aquatinte et les différents grains

     

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    L'aquatinte peut être constituée d'une pellicule de grains de bitume, de colophane, ou de résine déposée sur la plaque et chauffée.
    Ce grain peut être posé soit à la main soit à la boîte à aquatinte (voir article précédent).
    A la main : par exemple en saupoudrant la colophane emprisonnée dans un pot recouvert d'un bas nylon : le résultat sera une aquatinte qui ne sera pas uniforme.

    A l'inverse,  l'utilisation de la boîte à aquatinte dépose un grain régulier, plus ou moins gros selon le temps de la plaque placée dans la boite et le moment où celle ci fut introduite dans la boîte: en effet les grains se dispersant dans le haut de la boîte se redéposent plus ou moins vite selon leur grosseur.
    Les gros grains se déposant plus rapidement que les petits.
    Si l'on veut une aquatinte plus grossière, on installe la plaque rapidement après dispersion de la poudre de colophane.
    Si on veut une aquatinte plus fine ont attend un peu plus longtemps avant de poser la plaque dans la boîte et on laisse celle ci également plus longtemps ( le temps que les grains forment une couche suffisante)

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    Aquatinte de fialho ana. (Sans titre)
    On y voit toute les possibilités de cette technique.

    Utilisation des réserves : soit au crayon gras, au bitume passé au pinceau, au vernis dilué, vernis transparent. 
    On peut également agir directement avec l'acide plus ou moins dilué (utiliser dans ce cas de vieux pinceaux car ils seront inutilisables par la suite.) afin d'obtenir des lavis.

    Une autre manière de faire une aquatinte est d'utiliser différents matériaux absorbants directement sur la couche de vernis liquide déposée au pinceau sur la plaque dégraissée.
    Ces matériaux peuvent être

    • du sel, on dit alors : "aquatinte au sel",
    • de la farine,
    • de la sciure,
    • du sucre, etc.

    On peut également utiliser du solvant que l'on "brumise" à l'aide d'une vieille brosse à dent (par ex.) mais dans ce cas l'on attend d'abord que le vernis soit complètement sec. Les fines gouttes de solvants dilueront le vernis.

  • gravure en aquatinte, gravure au sable

    gravure au sable aquatinte.jpg

    La gravure non-toxique : une préoccupation qui ne date pas d’hier !


    La gravure non toxique est très à la mode depuis quelques années dans les ateliers de gravures et sur le net.
    Voici l’article que j’ai trouvé et qui fut publié dans la revue « Bulletin de la Société D'Encouragement » en  Juillet 1817.
    En rapport  avec l’aquatinte appelée gravure au sable


    RAPPORT FAIT PAR M. HOYAU, SUR UN NOUVEAU PROCEDE DE GRAVURE A L'AQUATINTE, SANS MORDANT.


    Il a été adressé à la Société par M. de Fahnenberg, une petite brochure allemande, donnant la description d'un nouveau procédé de gravure, que vous m'avez chargé d'examiner conjointement avec M. Molard. L'auteur expose que le but de son travail est de substituer à la méthode de l'aquatinte par l'eau-forte, un moyen mécanique d'incruster le cuivre sans le secours de ce dissolvant. Il pense ainsi ménager la santé des graveurs qui s'occupent de ce genre, en leur évitant de respirer les gaz délétères qui se dégagent dans la dissolution du cuivre par l'acide nitrique. Cependant, il a recours à ce moyen pour la première opération, comme on va le voir par le détail de son procédé.
    Je ne crois pas inutile, pour l'intelligence du reste, de donner ici une idée succincte du procédé ordinaire de l'aquatinte, afin que l'on puisse plus facilement juger des inconvénients de ce genre de gravure, et de l'influence qu'il peut avoir sur la santé des artistes qui l'emploient.

    • On dégraisse aussi bien que possible, au moyen de la craie ou du blanc d'Espagne, la planche sur laquelle on veut graver»,
    • Et on la couvre de colophane réduite en poudre très-fine, en versant cette poudre sur la planche et rejetant tout ce qui ne s'y attache pas;
    • Ensuite on la passe rapidement sur le feu jusqu'à ce qu'on aperçoive le brillant que fait naître la fusion de la résine; alors elle est préparée;
    • Ou bien on verse sur la planche une forte dissolution de colophane dans l'alcool, qu'on laisse égoutter et sécher. Cette dernière méthode donne des teintes plus douces que la première.
    • La préparation achevée, on trace sur la planche, comme pour dessiner, en prenant les précautions nécessaires pour ne pas écorcher 1e vernis.
    • On couvre, avec du vernis ordinaire des graveurs, les parties qui doivent être entièrement blanches,
    • On entoure la planche d'une muraille de cire, et on fait mordre tout le reste, jusqu'au ton des teintes les plus faibles ;
    • On enlève l'acide,
    • On laisse sécher la planche,
    • Et on couvre les parties suffisamment mordues ;
    • On verse de nouveau l'acide sur la planche, et on laisse mordre le temps nécessaire pour obtenir les teintes immédiatement plus foncées.
    • On continue ainsi jusqu'à ce que toutes les teintes que l'on veut obtenir soient formées.
    • C'est dans la connaissance du temps nécessaire pour obtenir telle ou telle teinte que consiste une des difficultés d'exécution de ce genre de gravure;
    • Il faut observer continuellement l'effet de l'acide, car cet effet varie suivant la nature de l'acide ou du cuivre et la situation de l'atmosphère, ce qui oblige à s'approcher souvent pendant la dissolution; les gaz qui se dégagent alors ne tardent pas à nuire au graveur obligé de répéter chaque jour de semblables opérations.

    Nous allons voir comment l'auteur, Mr. Keller, pense obvier à cet inconvénient.

    • Il faut se procurer du sable fin, bien pur et contenant beaucoup de quartz (on en trouve, dit-il, partout);
    • Le laver pour en enlever la terre,
    • Le sécher
    • Le tamiser en le mettant par ordre de grosseur pour les teintes des différents plans.
    • Les outils nécessaires
    • Des rouleaux d'acier trempé, de différentes dimensions, montés dans des chapes
    • Un brunissoir dont on fait usage pour ramener les clairs.

    Il faut préparer une espèce de peinture, composée

    • Une partie de mastic,
    • Deux parties d'huile de térébenthine
    • Que l'on mélange ensuite avec de la couleur brune broyée à l'huile.

    On vernit la planche avec

    • Le vernis ordinaire des graveurs, que l'on noircit à la bougie;
    • Ou bien on la recouvre d'une couche de blanc de plomb délayé avec de l'eau gommée.

    Pour faire cette opération,

    • Il faut entourer la planche d'une muraille de cire,
    • Verser ensuite l'eau gommée sur la planche et laisser précipiter le blanc de plomb;
    • Enfin, on décante l'eau claire qui surnage,
    • Et on laisse sécher cette couche blanche qui imite le papier vélin.

    Cette préparation achevée,

    • On décalque comme à l'ordinaire;
    • On trace les contours à la pointe et on fait les détails prononcés des premiers plans :

    Enfin, pour donner des teintes fortes,

    • On couvre de fiel de bœuf, à l'aide d'un pinceau, les parties qui doivent être ombrées;
    • On verse du sable dessus,
    • On enlève tout le sable qui n'adhère point au fiel,
    • On recouvre d'une feuille de papier,
    • Et l'on appuie fortement pour que le sable découvre le cuivre;
    • Enfin, on enlève le sable avec un pinceau,
    • Et on fait mordre à l'eau-forte ;
    • Cette opération terminée, on nettoie le cuivre et on y passe de l'huile.

    Les autres opérations n'exigent plus d'eau-forte, et c'est ici, à proprement parler, que commence le procédé de l'auteur.


    Première opération ou premier grain.

    • On couvre les parties de la planche qui ne doivent point être attaquées, telles que les marges, d'un vernis dur et sec, auquel le sable ne puisse s'attacher ;
    • On étend du gros sable sur la planche, bien également, de l'épaisseur d'à-peu-près un quart de ligne; on fait agir la grande roulette, fig. 5
    • D’abord doucement pour que le sable ne coule pas
    •  Ensuite plus fortement, et dans les deux sens de longueur et largeur;
    • On examine si le sable a produit son effet,
    • Et si on aperçoit quelques parties brillantes, on recommence l'opération jusqu'à ce que toute la planche soit également attaquée, ce que l'on reconnaît en tirant une épreuve;
    • On lave la planche avec soin, et la première opération est terminée.
    • On ne doit pas, dit l'auteur, se rebuter des inégalités de teintes qui disparaissent en repassant plusieurs fois sur le cuivre.

    Préparation des fonds.


    L'opération précédente terminée,

    • On replace le calque sur le cuivre,
    • On décalque sur le fond graine les lointains et la perspective;
    • On passe le brunissoir avec de l'huile sur les parties brillantes du ciel, afin de former les nuages, et sur les parties qui doivent être détachées les unes des autres,
    • Et on passe sur les plans éloignés un bouton d'acier poli, Fig. 7, auquel on donne un mouvement circulaire.
    • Si l'on veut obtenir des parties plus foncées, on couvre tout le reste de vernis dur.
    • On agit sur les parties découvertes comme il a été décrit précédemment, et en se servant d'une petite roulette, Fig. 6.

    Seconde opération ou second grain.

    • On mélange de la couleur à l'huile, dont la composition a été donnée ci-dessus, avec du vernis ;
    • On en couvre toutes les parties plates du second plan, quelque légères qu'elles soient.
    • On verse alors le sable sur la planche, et on rejette tout ce qui ne s'est point attaché à la peinture ;
    • On souffle sur la planche pour qu'il ne reste de sable que sur la couleur.
    • Si les teintes à former offrent de grandes surfaces,
    • on se servira de la roulette que l'on promènera fortement sur le sable, ayant soin de ne pas toucher les autres parties du cuivre qui ne sont point couvertes, car on gâterait les teintes déjà formées;

    On peut pour cela couvrir tout le reste de papier ou de vernis dur : l'habitude fournira les moyens d'éviter de garnir les parties faites ;
    Quand le sable commence à blanchir,
    On peut supposer que tout a pénétré dans les parties coloriées :
    Dans le cas où les montagnes plus rapprochées, qui constituent le premier et une partie du second plan, auraient besoin de quelques coups de roulette, ou de quelques traits on les peindra sur les endroits nécessaires;
    Les lignes, les points et les petites surfaces sont traitées avec le petit instrument d'acier.

    • On pressera avec la partie plus large A sur le sable, de manière à la promener de droite à gauche en le couchant sur différents sens.
    • La partie arrondie B doit être employée pour les traits légers et étroits, et il faut faire attention de ne pas toucher le cuivre.
    • Des points isolés, tels que les feuilles d'arbres, peuvent être facilement imprimés avec la partie supérieure C, ainsi que tout ce qui est délicat.
    • S'il était nécessaire de rendre quelques teintes plus fortes, on repasserait la peinture et le sable, en imprimant de nouveau avec l'instrument convenable; enfin on s'assure, par une épreuve, des différents tons et de l'effet général de la gravure.

    Nettoyage de la planche.

    • On verse sur la planche de l'huilé de térébenthine,
    • On frotte légèrement le sable avec le doigt,
    • Et on enlève tout avec un petit chiffon de toile.

    Toutes les fois que l'on porte de nouveau la peinture sur la planche,
    Il faut avoir soin de la nettoyer à la craie, du moins dans les endroits où on ne place pas de peinture.

    Troisième opération ou troisième grain.

    • Les mêmes moyens sont mis en usage dans la formation des teintes du premier plan ;
    • Seulement on prend le sable le plus gros,
    • On l'imprime le plus fortement possible,
    • Et on passe le brunissoir sur les endroits où on veut rappeler les clairs.
    • Il faut souvent renouveler l'ensablement plusieurs fois, pour obtenir les tons convenables.

    L'auteur, après avoir décrit sa méthode, comme nous venons de l'expliquer, ajoute qu'il la croit prompte et facile, surtout quand on aura pris une habitude assez grande pour reconnaître la force de chaque impression ;
    Les planches ne donnent, dit-il, que 200 épreuves, mais on peut recommencer à sabler tant que les contours ne sont pas altérés au point de ne plus être perceptibles.
    Enfin, après une comparaison de sa méthode avec celle de l'aquatinte ordinaire, il termine en observant qu'elle est encore susceptible de perfectionnement dans son application et dans ses moyens, ainsi que dans la disposition des instruments qui y sont employés.
    Conclusions.
    En résumant ce qui précède, on voit que cette méthode consiste à remplacer l'action dissolvante de l'eau-forte, par une impression mécanique, et à éviter ainsi de respirer les gaz qui se dégagent dans la dissolution du cuivre par l'acide nitrique.
    J'observerai, à l'avantage de la méthode de M. Keller,
    Qu’elle permet plus facilement que l'aquatinte, de fondre insensiblement les tons et de donner une grande facilité pour les retouches;
     mais il faut aussi convenir que le nombre des épreuves n'est que le tiers de celui que l'on tire d'une bonne aquatinte, et que les retouches dont parle l'auteur doivent, malgré les soins de l'artiste, altérer les contours assez promptement ;
    D’ailleurs, il est désagréable d'avoir à recommencer, pour ainsi dire, une planche après en avoir tiré 200 épreuves.
    Malgré ces observations, nous pensons que l'intention de l'auteur est digue d'éloges, et que vous devez l'accueillir d'autant plus volontiers que votre sollicitude pour tout ce qui regarde les moyens de conserver la santé des artisans et des artistes , s'est manifestée par la fondation de divers prix et la publication des moyens de cette espèce parvenus à votre connaissance ; d'ailleurs, la méthode qu'il offre est fort ingénieuse, et la description qu'il en donne est assez claire pour qu'elle puisse être répétée. Nous proposons en conséquence de la faire connaître par la voie du Bulletin De la Société.

  • l'aquatinte technique d'eau-forte

    Un peu de technique: l'aquatinte

    Technique de l'eau-forte : l'aquatinte

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    Un peu de technique: l'aquatinte

    Technique de l'eau-forte : l'aquatinte

    Exemple d'aquatinte: Une des 80 gravures des Caprices de Goya

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    Manière noire de Mario Attavi

    Voyez la différence de velouté entre les aplats en manière noire et en aquatinte

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    L'aquatinte

    Fait partie des techniques de l'eau-forte

    Le principe est de déposer une couche de grains de colophane plus ou moins dense sur une plaque de métal qui sert de trame aux aplats en gravure.

    Le résultat est plus ou moins semblable à la manière noire le velouté incomparable en moins!

    On procède de la manière suivante:

    1.       Après avoir découpé et préparé une plaque de cuivre ou de zinc aux dimensions voulues, on dégraisse la plaque avec un mélange d'eau légèrement vinaigrée et de craie jusqu'à ce que lorsque l'on place la plaque sous le jet d'eau, plus aucune trace de graisse n'apparaisse.

    2.       Ensuite on place la plaque, que l'on a soigneusement séchée, dans la boite à colophane afin de déposé le film de colophane (résine).

    3.       Une fois ce film déposé on chauffe la plaque au bec benzène précautionneusement de manière à ce que le grain cuise et se colle à la plaque. C'est une opération délicate car si le grain n'est pas assez cuit il y aura des défauts dans l'aquatinte et s’il est trop cuit la résine s'étale et couvre complètement la plaque. En fait il faut que chaque grain minuscule s'accroche à la plaque sans faire corps avec les grains voisins. 

    Une fois la plaque refroidie

    1.       On peut commencer à déposer le vernis qui protègera les parties du dessin qui doivent rester blanches lors de l'impression future! On attend que le vernis soit sec.

    2.       On protège le dos de la plaque soit avec du vernis soit par des bandes autocollantes du style papier collant brun d'emballage.

    3.       Cette opération terminée, la plaque est mise à mordre dans l'acide, plus ou moins longtemps (de quelques secondes à plusieurs minutes) selon l'effet voulu.

    4.       On ressort la plaque on la rince abondamment à l'eau claire et on continue les opérations de masquage des parties de la gravure qui demandent une tonalité légère.

    5.       Pour chaque tonalité différente du dessin, la plaque sera à nouveau soumise aux mêmes opérations. Jusqu'aux tons les plus foncés.

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    Grains de colophane sur la plaque

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    Grains de colophane après cuisson

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    Plaque dans l'acide (la ligne sombre sur la plaque est la partie protégée) elle sera blanche à l'impression.

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    Différentes tonalités obtenues en fonction du temps passé dans l'acide (nitrique pour le zinc, ou perchlorure de fer pour le cuivre)

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    Une autre œuvre de Goya (Les caprices)

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    Colophane en poudre, bitume de Judée, vernis à couvrir se trouvent dans les drogueries spécialisées  ou les magasins pour artistes.

    (Le lion) à Bruxelles centre, Polymetaal (internet),  Joop Stoop (Paris) ….

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    Boites à aquatinte divers modèles

     Le vernis à couvrir

    Le plus simple : acheter le vernis tout prêt !

    Pour les partisans du « tout faire soi-même » :

    A base de bitume de Judée, de cire blanche et d'essence de térébenthine

    La recette que j'utilise:

    • 10 gr de cire
    • 20 gr de bitume
    • 80 gr d'essence de térébenthine.

    Attention danger, travaillez toujours en extérieur !

    • Faire fondre au bain marie la cire, et le bitume de Judée ensemble, par exemple dans une grande boite de conserve (celle sans protection intérieur synthétique surtout!)
    • Ensuite ajouter l'essence de térébenthine hors du feu.
    • Mélanger, verser le tout dans une bouteille en verre que l'on puisse fermer.
    • Laisser reposer plusieurs jours en secouant de temps en temps la bouteille.
    • Etiqueter.
    • Ce vernis est à durée illimitée.

     

  • album gravures en couleur

     

     

     

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    Je viens d'ajouter l'album de "gravuresIII" dans mes albums du blog qui reprend une partie de mes gravures en couleurs.

  • Le peintre-graveur illustré : Goya

    Quelques uns des livres de Loys Delteil (référence en matière d'histoire de l'art de la gravure) de la série consacrée aux peintres graveurs se trouvent sur le site d'archive internet. C'est livres sont difficilement trouvables et sont honéreux sur le marché du livre, car rares.Ils sont riches en gravures peu connues du public.

    Certains livres (pas tous encore) de cette collection sont consultables et  téléchargeables sur le site archive internet gratuitement.

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    source: Le peintre-graveur illustré : (xix et xx siècles) Delteil, Loys, 1869-1927

    Voici quelques images de celui consacré à Goya:

     

    Goya

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