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    Maxime Lalanne

    (1827-1886)
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    Peintre, Fusiniste, Graveur, Aquafortiste, Lithographe,
    Maxime Lalanne est né le 27 novembre 1827 à Bordeaux.
    Elève de Gigoux, il participe aux Salons de 1852 à 1880.




     eau forte

    " vue du Port de Bordeaux "

    Epreuve signee dans la planche,  vers 1880 Contresignee a la main.
    Tirage sur papier verge  blanc fin

    format cuivre : 11,8 / 23,6  cm

    lalanne21


     


     Ses Publications



        * Traité de la Gravure à l'Eau-forte, Cadart et Luquet, 1866, texte et 8 planches, in8°, VIII et 110p. (B. n°23-20).
    (le livre en pdf  en cliquant sur la vignette correspondante, dans la colonne de droite)

    ‘‘L’extension donnée à l’art de la gravure à l’eau-forte a amené bien des artistes et des amateurs, désireux de s’y distinguer, à s’enquérir des divers procédés qui s’y rattachent. Peu de traités ont été écrits sur la pratique de cet art, dégagé de tout lien avec les autres genres de gravure. Celui d’Abraham Boss, est plus spécial à l’eau forte dans son rapport avec le burin ; cet ouvrage renferme en outre des formules sur la manière de combiner soi-même les substances propres au vernissage et à la morsure ; aujourd’hui les chimistes nous les donnent préparées.’’

    Maxime Lalanne

     

    Ce texte est composé de huit chapitres :

    - définition et caractère de la gravure à l’eau-forte,

    - outillage, préparation de la planche, du dessin à la pointe sur la planche, de la morsure,

    - reprise des travaux,

    - des accidents,

    - distinction entre la morsure à plat et la morsure par couverture au petit vernis, divers modes de morsures,

    - recommandations et procédés particuliers, planches de zinc et d’acier,

    - de l’impression.


    Extraits: à propos du vernis mou ou gravure en manière de crayon.

    "...On enduit le cuivre d'un vernis qui reste mou et ne peut sécher véritablement. Maxime Lalanne en donne la recette dans son Traité de la gravure à l'eau-forte ( Paris, Cadart, 1866, p.82 )."On prend une boule de vernis ordinaire que l'on fait fondre au bain-marie, dans un petit vase, en y ajoutant, en hiver, un volume égal de suif ; en été, on met un tiers de suif et deux tiers de vernis; on laisse refroidir le mélange obtenu et on en fait une nouvelle boule que l'on enveloppe d'un morceau de soie, très fine de tissu. On en vernit une planche à la manière habituelle et on enfume légèrement. Sur ce vernis ramolli, on fixe une feuille de papier très mince, ayant du grain, et on y fait un dessin au crayon ". On doit opérer en s'appuyant sur un pont de bois qui enjambe plaque de cuivre et qui sert d'appui à la main. Selon la pression du crayon, le vernis adhère plus ou moins au verso du papier. Le dessin fini, on enlève le papier en le tirant avec précaution par un coin, le cuivre se trouve donc dénudé plus ou moins aux endroits où est passé le crayon ; on fait mordre ensuite comme pour l'eau-forte. Le trait gravé est d'aspect très proche du crayon sur le papier à dessin. "Si, à l'impression, on remarque de la mollesse ou de l'indécision dans ce travail, on peut le reprendre à la pointe, en revernissant et en faisant mordre; c'est-à-dire que l'on fait une eau-forte sur ce premier état en le précisant davantage et en ajoutant des travaux de morsure ou de pointe sèche partout où la pensée est traduite d'une manière insuffisante ou vague"


    Version anglaise en pdf ici:" A teatrise on etching"

    ou ici, ou encore ici et ici

     


    * 1866, suite d'eaux-fortes pour « Le Billard » d'A. Lalanne, Auguste Aubry éditeur, Paris, Traité en vers de 22p.
    Les eaux fortes étant tirées par Cadart et Luquet.
    * Louis Boué, Obole, au profit des Alsaciens-Lorrains, A. Lemerre, Paris, 1875, avec un dessin de Maxime Lalanne.

    Bibliographie
        * Ch. Marionneau, Nécrologie, Gironde Littéraire, 29 août 1886.
        * Beraldi, Les graveurs du XIXe siècle, 1889, vol.9, pp.17-23.
        * Lydia Harambourg, Dictionnaire des peintres paysagistes français au XIXe siècle, Ides et Calendes, 1985, pp.203-204
        * Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France 1830-1950, Arts et Métiers Graphiques, 1985, pp.175-176
        * E. Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et gaveurs, Gründ, 1999, pp. 183-184.
        * Gaïté Dugnat, Pierre Sanchez, Dictionnaire des graveurs, illustrateurs et affichistes français et étrangers 1673-1950, Ed. de L'Echelle de Jacob, Dijon, 2001, vol.3, pp.1402-1404.
        * James Huneker, Promenades of an Impressionist, BiblioBazaar, LLC, 2007,
        * Thomas Simpson, Modern Etching and Their Collectors, Read Books, 2008.


    Maxime Lalanne (1827-1886)

    Peintre, Graveur, Aquafortiste, Lithographe, Maxime Lalanne est né le 27 novembre 1827 à Bordeaux.
    Elève de Gigoux, il participe aux Salons de 1852 à 1880.
    Ses débuts dans la lithographie datent de 1853 avec une planche tirée par Joseph Lemercier.
    Il n’aborde l’eau-forte qu’en 1862 après une période de dessinateur et fusiniste.
    L'année suivante, il expose sa première eau-forte au salon, "La Rue des Marmousets" (n°2675 du catalogue), publié par la Société des Aquafortistes. Il ne cessera de présenter son oeuvre gravé (excepté en 1868, 1871, 1884) jusqu'en 1887 avec une gravure d'interprétation, "Mantes la Jolie" d'après Corot.
    Promoteur et praticien habile de la technique, il adhère à la Société des Aquafortistes à laquelle il donne plusieurs pièces pour l'album des "Eaux-fortes modenes", et, publie un Traité de la Gravure à l’Eau-forte en 1866 favorablement accueilli par le critique Léon Lagrange « Lalanne, devenu en peu de temps un des maîtres du genre, n'a pas voulu garder pour lui seul sa science acquise » (La Gazette des Beaux-arts, mars 1866, p.296). .
    L. Harambourg qualifie sa peinture de « pré-impressionniste par la justesse des touches spontanées qui établissent le sujet ».
    Maxime Lalanne décède le 29 juillet 1886 à Nogent sur Marne.
    Ses restes sont inhumés, le 25 novembre 1888, dans le tombeau du cimetière de la Chartreuse, à Bordeaux, consacré à la mémoire des artistes des beaux-arts.
    Courant 1893, les artistes bordelais chargent le sculpteur Pierre Granet d'exécuter un monument à sa mémoire situé à Bordeaux.

    Iconographie


    Ses eaux-fortes, « vives et claires », ont été principalement éditées par Cadart jusqu’à la disparition de la maison, puis par La Gazette des Beaux-arts dont le format se prêtait bien au travail de M. Lalanne peu à l’aise dans les grands formats ainsi que par L’Illustration Nouvelle, publication mensuelle composée de quatre gravures à l’eau-forte éditée par Cadart et Luce.

    Le catalogue Beraldi compte 153 numéros
    J. Bailly-Herzberg dénombre deux cents eaux-fortes et trente-huit lithographies.


    sources: Ebay- archive internet-openlibrary- archive.org