citations

  • Les yeux violets

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     "L'eau d'une larme est un prisme qui transfigure l'univers."

    François Coppée

  • citation

    "tout art qui tend à représenter plus que l'apparence est symboliste, mais tout art qui ne suggère pas plus que l'apparence n'est pas art"

    Emile Bernard

    bernard

     

  • A méditer

    Nietzsche 1844-1900

    Nous avons l'art, afin de ne pas mourir de la vérité.
  • citation

    Alain ( Emile Chartier) 1868-1951

     

    Tous les arts sont comme des miroirs où l'homme connait et reconnait quelque chose de lui-même qu'il ignorait..
  • à corps et à cri

    technique mixte : 30*50cm huile,encre,pastels gras sur papier
     
    (extraits) Le désespoir
    .............
    Va, dit-il, je te livre à ta propre misère ;
    Trop indigne à mes yeux d'amour ou de colère,
    Tu n'es rien devant moi.
    Roule au gré du hasard dans les déserts du vide ;
    Qu'à jamais loin de moi le destin soit ton guide,
    Et le Malheur ton roi.

    Il dit. Comme un vautour qui plonge sur sa proie,
    Le Malheur, à ces mots, pousse, en signe de joie,
    Un long gémissement ;
    Et pressant l'univers dans sa serre cruelle,
    Embrasse pour jamais de sa rage éternelle
    L'éternel aliment.........

    Méditations poétiques

    Lamartine (1790-1869)

  • ne plus entendre........

    technique mixte pastels gras et encres.

     

    C.Baudelaire ( les fleurs du mal)

    La fontaine de sang

    Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
    Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
    Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
    Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.

    A travers la cité, comme dans un champ clos,
    Il s'en va, transformant les pavés en îlots,
    Désaltérant la soif de chaque créature,
    Et partout colorant en rouge la nature.

    J'ai demandé souvent à des vins captieux
    D'endormir pour un jour la terreur qui me mine ;
    Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine !

    J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux ;
    Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles
    Fait pour donner à boire à ces cruelles filles !

  • un peu d'abstraction

     
     
     
     

     

     

     

     

     

    Albert Mérat (1840 1909)

    (recueil: Les souvenirs)

    Paysage

     
    À l'abri de l'hiver qui jetait vaguement
    Sa clameur, dans la chambre étroite et bien fermée
    Où mourait un bouquet fait de ta fleur aimée,
    Parmi les visions de l'étourdissement ;

    Pendant qu'avec la joie extrême d'un amant
    Je froissais d'un coeur las et d'une main pâmée
    L'étoffe frémissante et la chair embaumée,
    Mon sang montait plus lourd à chaque battement.

    J'avais le souvenir d'un ancien paysage
    Je revoyais, le front penché sur ton visage,
    La source pure et claire au milieu des roseaux ;

    Et, dans l'ombre où veillait la lampe en porcelaine,
    S'ouvraient à la chaleur tiède de mon haleine
    Tes froids regards pareils aux larges fleurs des eaux
     

  • un jour, une peinture,un poème parmi d'autres....

     
     José-Maria de HEREDIA (1842-1905) 
    (Recueil : Les Trophées) 
      
     

     


     

    Le prisonnier
    A Gérôme.

    Là-bas, les muezzins ont cessé leurs clameurs.
    Le ciel vert, au couchant, de pourpre et d'or se frange ;
    Le crocodile plonge et cherche un lit de fange,
    Et le grand fleuve endort ses dernières rumeurs.

    Assis, jambes en croix, comme il sied aux fumeurs,
    Le Chef rêvait, bercé par le haschisch étrange,
    Tandis qu'avec effort faisant mouvoir la cange,
    Deux nègres se courbaient, nus, au banc des rameurs.

    A l'arrière, joyeux et l'insulte à la bouche,
    Grattant l'aigre guzla qui rhythme un air farouche,
    Se penchait un Arnaute à l'oeil féroce et vil ;

    Car lié sur la barque et saignant sous l'entrave,
    Un vieux Scheikh regardait d'un air stupide et grave
    Les minarets pointus qui tremblent dans le Nil.