couleurs

  • je vous offre ces quelques fleurs...

    art, dessin, estampe numérique, couleurs, composition, nature morte

    pour colorer votre journée. (Estampe numérique)

     

  • Couleurs tendres

    Travail du dimanche: une envie de changer de technique et de sujet par rapport  aux séries d'impressions des semaines précédentes.

    fille rose 2

     

    fille rose détail

     

    Technique mixte sur papier dessin Canson format A3 200gr/m²

    Encre de chine (traits noirs à la plume) + pastels gras et cire (réserves) + encres pour imprimante à jet d'encre diluées ( couleurs rose et bleue)

  • couper le cordon I

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    tétragravure et monotype (technique mixte) format A4 sur papier blanc non encollé

  • Conversations III

    convdétail

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    convdétail vv

    La suite des conversations I et II:

    http://hbron1.skynetblogs.be/post/7799108/conversations-versions-i-et-ii

    Cette fois-ci j'ai pris le temps de scanner mon épreuve.

    (Souvent je préfère la photo, car cela va plus vite, mais comme je suis pas douée, le résultat est forcément moins parlant)

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    convdétail v

     

    détail en réalité ici: 4cm sur 4 cm

    Les agrandissements sont plus grands que la taille normale de l'épreuve, c'est pourquoi l'on voit l'irrégularité des traits à la plume) en fait lorsque l'on regarde l'original, les traits ont l'air fluides et réguliers.

  • souvenirs d'enfance

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    Eau-forte sur zinc imprimée en couleur "à la poupée" sur papier zerkall.

    dimension de la gravure: 40*40 cm

    J'avais déjà, tout au début de ce blog, poster cette gravure, mais la photo  était moins bonneNon décidé

  • au coin d'une rue

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    Charles Baudelaire

    recueil poèmes divers

    Je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre

    Je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre :
    La gueuse, de mon âme, emprunte tout son lustre ;
    Invisible aux regards de l'univers moqueur,
    Sa beauté ne fleurit que dans mon triste coeur.

    Pour avoir des souliers elle a vendu son âme.
    Mais le bon Dieu rirait si, près de cette infâme,
    Je tranchais du Tartufe et singeais la hauteur,
    Moi qui vends ma pensée et qui veux être auteur.

    Vice beaucoup plus grave, elle porte perruque.
    Tous ses beaux cheveux noirs ont fui sa blanche nuque ;
    Ce qui n'empêche pas les baisers amoureux.
    De pleuvoir sur son front plus pelé qu'un lépreux.

    Elle louche, et l'effet de ce regard étrange
    Qu'ombragent des cils noirs plus longs que ceux d'un ange,
    Est tel que tous les yeux pour qui l'on s'est damné
    Ne valent pas pour moi son oeil juif et cerné.

    Elle n'a que vingt ans ; - la gorge déjà basse
    Pend de chaque côté comme une calebasse,
    Et pourtant, me traînant chaque nuit sur son corps,
    Ainsi qu'un nouveau-né, je la tette et la mords,

    Et bien qu'elle n'ait pas souvent même une obole
    Pour se frotter la chair et pour s'oindre l'épaule,
    Je la lèche en silence avec plus de ferveur
    Que Madeleine en feu les deux pieds du Sauveur.

    La pauvre créature, au plaisir essoufflée,
    A de rauques hoquets la poitrine gonflée,
    Et je devine au bruit de son souffle brutal
    Qu'elle a souvent mordu le pain de l'hôpital.

    Ses grands yeux inquiets, durant la nuit cruelle,
    Croient voir deux autres yeux au fond de la ruelle,
    Car, ayant trop ouvert son coeur à tous venants,
    Elle a peur sans lumière et croit aux revenants.

    Ce qui fait que de suif elle use plus de livres
    Qu'un vieux savant couché jour et nuit sur ses livres,
    Et redoute bien moins la faim et ses tourments
    Que l'apparition de ses défunts amants.

    Si vous la rencontrez, bizarrement parée,
    Se faufilant, au coin d'une rue égarée,
    Et la tête et l'oeil bas comme un pigeon blessé,
    Traînant dans les ruisseaux un talon déchaussé,

    Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d'ordure
    Au visage fardé de cette pauvre impure
    Que déesse Famine a par un soir d'hiver,
    Contrainte à relever ses jupons en plein air.

    Cette bohème-là, c'est mon tout, ma richesse,
    Ma perle, mon bijou, ma reine, ma duchesse,
    Celle qui m'a bercé sur son giron vainqueur,
    Et qui dans ses deux mains a réchauffé mon coeur.