15/04/2011

L'encollage des papiers (suite 3)

 

Notes: Toutes ces recettes et procédures sont données ici telles qu'elles apparaissent dans les livres, je ne les ai pas testées personnellement.

 

 encollage.2.jpg

 

Ces extraits ont été traduit en fonction de ce que je connais des procédures utilisées, j'ai essayé de faire en sorte que ce soit compréhensible et de ce fait peut-être que je n'ai pas toujours respecté les termes exacts des textes originaux.

En retapant les titres des livres sur Google, il doit être facile de retrouver le texte original ou alors en allant directement sur le site http://woodblock.com/

Extrait du livre: “Colour Woodcuts, John Platt, 1948”

Les deux papiers Hosho et Torinoko ont besoin d’un encollage avant d'être imprimés, pour s'assurer de l'uniformité de la qualité dans la couleur et aussi pour leur permettre de supporter le frottement du Barren, et également pour éviter que les fibres du papier ne se collent au bloc. La solution est composée de feuille de gélatine (disponible depuis n'importe quel épicier) et d’alun, dans les proportions suivantes:

Rappel : (1oz= 30gr) et  (1 pinte=0.473 litre)

Hosho

  • 1/2 oz. gélatine
  • 2 pintes d'eau  
  • 1/4 oz. alun en poudre

Torinoko

  • 1/4 oz. gélatine
  • 2 pintes d'eau
  • 1/8 oz. alun en poudre

Procédure :

Mettre la quantité requise d'eau dans une casserole épaisse à feu doux.

Ajouter la gélatine en remuant continuellement.

L'eau doit être suffisamment chaude pour dissoudre la gélatine mais ne pas bouillir. Cependant la préparation sera meilleure si la solution est très chaude.

Avant d'utiliser, il faut filtrer au travers d'un tissu fin, et déposée dans une casserole émaillée assez large et qui soit suffisamment large que pour pouvoir recevoir le pinceau dans toute sa largeur, qui devrait être d'environ quatre pouces (10 cm) de large. La brosse à vernir  est excellente, mais un pinceau plus petit peut être utilisé également.  

 

Le papier Hosho est encollé uniquement sur le recto. Le papier Torinoko, est encollé des deux côtés. C'est pour cette raison qu’une solution plus faible est utilisée.

Installer  une grande planche à dessin propre en position inclinée (environ quarante-cinq degrés), poser un bac contenant la solution immédiatement au-dessous du bord inférieur de la planche.

Pour éviter que la première feuille de papier ne glisse sur la planche sèche, brosser celle-ci avec un peu de la solution d’encollage.

  •       Placez le papier sur le tableau, levez la marge inférieure du papier avec la main gauche.
  •       Puis - commençant par le haut - brossez la solution uniformément sur le papier jusqu'à ce qu'elle soit encollée partout, de gauche à droite.
  •       Le papier ne doit pas être « inondé » par la solution, mais il doit être uniformément et généreusement imbibé.
  •       Utilisez la brosse légèrement et doucement afin de ne pas abîmer la surface du papier.

La main gauche est progressivement abaissée jusqu'à ce que, au dernier coup, le papier est bien à plat sur la planche inclinée.

Placez la deuxième feuille de papier sur le dessus de la première et procéder comme avant, et continuer ainsi jusqu'à ce que toutes les feuilles soient encollées.

Laisser les feuilles l’une au-dessus de l'autre durant la phase d’encollage permettra d'assurer un encollage qui se diffusera partout de la même manière. Cependant il faudra veiller à ce que les feuilles n’aient pas le temps de sécher sinon elles se colleront ensemble et cela sera fichu.

Pour le séchage, les impressions peuvent être commodément épinglées sur une cimaise ou bord d’une  table, ou pendues à des cordes. Tant que le papier est humide des impuretés dans le papier  peuvent être éliminées avec une fine pince, le papier étant placé sur une plaque de verre.

Pendant ces opérations des précautions doivent être prises pour éviter le froissement du papier, car les plis sont quasis impossible à éliminer par la suite.

L'encollage des papiers (suite 2)

encollage.2.jpg

Encore un extrait d'un autre livre, il est toujours intéressant de pouvoir comparer les différentes explications données dans des ouvrages différents. A chacun d'en garder ce qui lui semble lui convenir le mieux.

 

 

Notes: Toutes ces recettes et procédures sont données ici telles qu'elles apparaissent dans les livres, je ne les ai pas testées personnellement.

 

 

Ces extraits ont été traduit en fonction de ce que je connais des procédures utilisées, j'ai essayé de faire en sorte que ce soit compréhensible et de ce fait peut-être que je n'ai pas toujours respecté les termes exacts des textes originaux.

En retapant les titres des livres sur Google, il doit être facile de retrouver le texte original ou alors en allant directement sur le site http://woodblock.com/

 

Extrait du livre: “Woodblock Printing, Frank Morley-Fletcher, 1916”

La  feuille de gélatine vendue  pour la cuisine fait un excellent ingrédient pour la préparation d’encollage du papier.

  • Six feuilles dans une une pinte d'eau (équivalence : 1 pinte=0.473 litre) est une bonne proportion. La gélatine est dissoute dans l'eau chaude, mais ne doit pas bouillir, car cela détruit en partie les propriétés de la préparation.
  • Un peu d'alun en poudre est également ajouté (plus ou moins l’espace occupé par une pièce d’un shilling pour  un litre d'eau). L'ajout de l'alun est importante, car elle agit comme un mordant et contribue à mieux fixer le rendu des couleurs.

Encollez  le papier, en appliquant la préparation avec une brosse large de 10 cm.

Pour ce faire, le papier est posé sur une planche inclinée et la préparation brossée d’amont en aval sur le papier à partir de l'extrémité supérieure du papier. I

l faut prendre soin de ne pas faire des plis dans le papier, car ceux-ci restent marqués. Pour éviter cela, le bas de la feuille peut être tenu avec la main gauche et soulevé lorsque cela est nécessaire lorsque la brosse arrive vers le bas.

Le  papier n'a pas besoin ni d'être détrempé, ni sa surface, brossée inutilement, mais elle doit être entièrement et uniformément couverte par  l’encollage.

La feuille est ensuite détachée de la planche par les deux coins supérieurs et attachée  sur une corde tendue à travers l'atelier par ces mêmes coins.

Les feuilles sont laissées en suspens jusqu'à ce qu'elles soient sèches.

Les Japonais posent également les feuilles par leur centre sur la corde tendue, laissant les deux moitiés de la feuille pendre de part et d’autre de la corde.

L'encollage des papiers (suite 1)

encollage.2.jpg

Extrait du livre: “The Technique of the Color Woodcut, Walter Phillips, 1926”

Le mélange suivant (recette M. Urushibara) est suffisant pour la préparation de quatorze feuilles de papier Torinoko (Imperial) des deux côtés:

  • L'alun 1/8 oz. (équivalence : 1oz=30gr)
  • Gélatine 1/4 oz.
  • Eau 35 onces. (équivalence : 1once=30cl)

Le papier Hosho doit être encollé sur un des côtés, avec une préparation dont la proportion d’eau sera de moitié à ce qui est indiqué dans la recette ci-dessus.

Chauffer l'eau mais ne pas laisser bouillir. Ajouter la gélatine et, lorsque cela est complètement dissous ajouter de l'alun.

Les différents papiers et différentes essences de bois demandent parfois de légères modifications de la recette. Il en va de même selon les conditions atmosphériques. Les modifications dans les proportions sont minimes et seront évaluées par l'expérience. Par exemple M. Urushibara conseille d’ajouter une pincée d'alun pour les bois mous tels que bois blanc, ou pour un papier doux ou pour un climat sec.

Un pinceau large est nécessaire, pas trop épais et avec des poils pas trop longs. (Voir photo, Le pinceau peut être moins large : 15 cm étant déjà une bonne largeur).

Posez une feuille de papier Hosho à plat sur une planche, recto au dessus.

Avec votre pinceau chargé (mais pas trop) de la préparation, couvrir le papier de façon uniforme. Il s'agit d'un processus délicat, procéder avec délicatesse et rapidité comme si vous esquissiez un dessin. Procédez d’un bord à l'autre par bande de  la largeur de la brosse. Le second passage doit toucher le premier, mais ne pas se chevaucher. Si possible, ne pas passer deux fois au même endroit

  • Ne pas inonder le papier.
  • Conserver la préparation chaude.
  • Les coups de pinceau doivent suivre le sens du papier.
  • Poser une deuxième feuille sur la première, et procéder de la même manière.
  • Eviter de faire des plis dans la feuille lors de l’encollage.
  • Ne pas laisser une feuille dont on a commencé l’encollage non complètement enduite plus d’une demi-heure, sans l’achever.

Posez maintenant chaque feuille à sécher sur journal étalé sur le sol, ou la suspendre à un fil tendu à travers la pièce, comme pour mettre sécher du linge. Utilisez des pinces en bois ce faire.

L'encollage des papiers (suite)

 

encollage.jpg

Extrait du livre : «  Japanese Print-Making, Toshi Yoshida, 1966»

L’encollage doit être fait sur ​​les deux côtés du papier avant que toutes autres opérations ne soient effectuées.

Le papier fabriqué par le procédé décrit ci-dessus est trop absorbant dans son état d'origine, le pigment appliqué sur le bloc est susceptible de diffuser dans les fibres, créant ainsi des taches. Il est récemment apparu sur le marché, des papiers tout préparés, mais pour tenir compte des circonstances individuelles et des effets voulus par l'artiste, il est bon de connaître la procédure.

La préparation est préparée avec du « sanzembon » (colle animale séchée sous forme de stick) et de l'alun dilué dans l'eau, l’on mélange le tout en faisant chauffer la préparation.

      La colle renforce le papier.

      L’alun qui est combiné avec la colle sert à le rendre moins absorbant.

L'application uniforme de la préparation sur les deux faces du papier permet au pigment d’adhérer de manière uniforme et facilite également la friction avec les barren. Les proportions pour une préparation standard sont:

  • Alun 3 ~ 4 oz (90 à120 gr)
  • Sanzembon(colle animale séchée) 8 oz (240 gr)
  • Un gallon d'eau (3,8 litres)

Les proportions de la préparation, toutefois, sont a modifier selon la saison ou en fonction du nombre de passage du barren requis pour l’ensemble des impressions qui varie selon le nombre de couleurs. En été, par exemple, la proportion d'eau dans la préparation sera moindre qu’en hiver.

La préparation d’encollage, méthode:

  • La quantité d'eau nécessaire est mise dans une casserole
  • Le sanzembon est cassée en morceaux et placé dans l'eau
  • Lorsque le sanzembon semble être suffisamment ramolli, la casserole est mise à chauffer, tout en remuant constamment avec une paire de baguettes.
    • Le chauffage doit se faire lentement jusqu'à ce que le sanzembon soit fondu complètement.
  • Ensuite, l'alun est ajouté et bien mélangé avec les autres ingrédients en agitant vigoureusement avec des baguettes.
  • Enfin, les particules de matières étrangères sont éliminées par filtration du fluide pendant qu'il est encore chaud à travers un tissu de coton.

La préparation doit être appliquée sur le papier avec un pinceau large et plat en poils de mouton chinois, qui est à la fois résistant et souple. La préparation doit être gardée au chaud pendant tout  le processus. C’est pourquoi, étendre de manière uniforme la préparation sur la feuille, exige beaucoup d'habileté. Cette opération doit être effectuée uniquement par temps clair. La procédure est la suivante:

  • Le papier est posé à plat sur un grand tableau.
  • Le pinceau large et plat est plongé dans la préparation chaude (le pinceau doit pouvoir absorber une quantité suffisante de liquide).
  • La préparation est appliquée d'un seul coup : rapide au début et ralentir vers la fin de manière à assurer une application uniforme.
  • Le papier ainsi traité avec la préparation est suspendue par des crochets ou des clips sur un fil à l’abri de l’humidité.

Après le séchage, (ou parfois pendant qu'il est encore très légèrement humide), l'autre côté du papier est traité de la même manière.

L'encollage des papiers

L'encollage des papiers pour l'impression d'une estampe.

Cela fait un moment que je n’ai plus poster d’article technique.

En allant visiter le site http://woodblock.com/, un site que je recommande à tous ceux que la xylographie intéresse.

J’ai pu y lire quelques extraits de livres anciens concernant plus spécifiquement la préparation des papiers japonais destinés à l’impression d’estampes japonaises.

Je pense que ces recettes peuvent également servir et intéresser toutes personnes qui auraient envie de préparer un papier plus personnel qu’il juge trop absorbant(que celui-ci soit destiné  à l’impression ou pas).

 

art, estampe, japon, xylographie,impression, préparation des papiers, encollage,recettes

 

Je donne ici la version traduite de ces textes

Voici le premier:

Extrait du livre : « Japanese Wood-Block Printing, Hiroshi Yoshida, 1939»

En été, l’encollage du papier est nécessaire, mais en hiver un encollage plus mince est suffisant.

La recette est préparée en faisant bouillir de la colle et de l'alun dans l'eau dans la proportion suivante:

La colle sur 33 onces (990ml) et de l'alun sur quatorze onces (420 ml), cuites dans environ quatre litres d'eau.

Ces  proportions sont pour une préparation standard pour des feuilles d’hosho.

Cette préparation est étalée sur le  recto du papier avec un pinceau large, ou un pinceau japonais, et on le sèche en l'accrochant sur un fil.

Lorsque le papier est séché, le verso est traité de la même manière.

L’encollage sur le verso peut être mince ou plus épais, selon l'état du papier après l'application de la préparation sur le recto, et également selon l'exigence particulière du moment, c'est le cas par exemple, si la feuille doit recevoir plusieurs passages d'impressions. L’encollage sur le recto est de permettre aux pigments de coller au papier de manière uniforme tandis que l’encollage sur le verso est destiné à protéger la surface et de faciliter le frottement par le barren. Donc, si les travaux de la barren doit être répété très souvent, l’encollage peut être à nouveau nécessaire avant la fin de l'impression. Les beaux jours devraient être choisis pour l'application de la préparation sur le papier hosho et les jours de pluie devraient être évités. Il est impossible d'imprimer sur hosho sans application de cette préparation : le papier colle au bloc, et le barren ne se déplace pas sans à-coup sur le dos, ce qui risque d’endommager le papier.

Quand il est nécessaire d'appliquer de nouveau la préparation compte tenu des impressions répétée,  l'impression doit d'abord être  séchée, puis on applique la préparation, et l'impression doit à nouveau être séchée afin qu'il soit prêt pour l'impression.

Fusuma, une sorte de papier Torinoko, est un papier qui contient déjà un certain encollage. Mais si un beau travail est à faire, un encollage supplémentaire devrait être appliqué, mais celui-ci sera plus léger à raison d’une dilution d’environ quatre fois (ajouter quatre parties d'eau à la préparation de base.)

Il est très difficile sans expérience d’appliquer la préparation uniformément sur le papier. La préparation même peut être appliquée sur toute une série de papiers, mais en fonction de la vitesse de passage et de la dose appliquée par la brosse sur le papier, une grande différence sera constatée dans le résultat. Le résultat est donc tributaire de l’expérience